Alors que les tensions entre Kiev et Moscou demeurent élevées, l'Ukraine se positionne sur le plan diplomatique en organisant plusieurs réunions importantes à l'approche de la nouvelle année. Des combats acharnés continuent de marquer le front, avec notamment des frappes de drones qui ont fait la une des journaux durant les festivités de Nouvel An. Le gouvernement ukrainien, déterminé à inverser le cours des choses, met en place une série de rencontres destinées à explorer des voies vers une désescalade du conflit.
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a annoncé un calendrier d'échanges diplomatiques qui débute ce samedi 3 janvier, avec la participation de conseillers en sécurité nationale de 15 pays alliés, ainsi que d'un représentant de l'Union européenne et de l'OTAN. Ceci marque une première concrète depuis l'invasion russe, une initiative jugée nécessaire pour envisager un avenir pacifique. Les discussions, selon Zelensky, sont explicitement « axées sur la paix ».
Le 5 janvier, une réunion des chefs d'état-major se rassemblera pour débattre des garanties de sécurité que les alliés occidentaux pourraient offrir à l'Ukraine afin de prévenir toute nouvelle agression de la Russie, un sujet jugé crucial par plusieurs experts militaires. Zelensky a souligné que « presque tout est prêt politiquement », mais que des précisions techniques doivent encore être apportées pour que ces garanties soient pleinement opérationnelles.
Comme le fait remarquer le site France 24, ces pourparlers surviennent alors que les frappes militaires des deux côtés ne montrent aucun signe d'essoufflement. La Russie accuse l'Ukraine d'avoir mené une attaque de drones mortelle dans la région de Kherson, tuant au moins 24 personnes, tandis que les autorités ukrainiennes rapportent également avoir subi des bombardements intenses, causant des pertes humaines et des dégâts matériels.
Sur le plan territorial, des analystes indiquent que l'armée russe a poursuivi sa lente avancée, capturant environ 4 336 km² de territoire ukrainien en 2025, un chiffre qui, bien qu'apparemment limité, demeure préoccupant au regard de la pression continue sur le front. Avec près de 19 % de l'Ukraine sous contrôle russe, le Donbass reste un épicentre de conflit, suscitant l'inquiétude de nombreux observateurs.
Ce climat de tensions croissantes alimente des interrogations sur l'avenir de la région et la capacité des acteurs internationaux à parvenir à un consensus. Selon des experts, la chance d'un dialogue constructif pourrait s'avérer déterminante pour éviter d'importantes escalades militaires à l'avenir.







