Dans une interview accordée à plusieurs médias européens, dont Ouest-France, Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, a vivement réagi aux tentatives des États-Unis visant à obtenir un contrôle direct sur le Groenland, un territoire en grande partie administré par le Danemark. Barrot a déclaré : « Ce chantage doit cesser », soulignant l'importance de respecter la souveraineté du Groenland.
Barrot a également exprimé son scepticisme concernant une possible intervention militaire américaine dans la région, une idée évoquée par l'ancien président Donald Trump. « Rien ne saurait justifier une telle action », a-t-il ajouté, insistant sur le fait que le Groenland est un territoire européen placé sous la protection de l'OTAN.
Dans le contexte actuel, où le Groenland devient une zone stratégique due à la fonte des glaces, le président américain a récemment affirmé que si des mesures n'étaient pas prises, des acteurs comme la Russie ou la Chine pourraient « occuper le Groenland ». Ces commentaires ont trouvé un écho critique auprès des dirigeants groenlandais qui ont réaffirmé leur désir d’auto-détermination : « Nous ne voulons pas être Américains, nous voulons être Groenlandais ».
Cette question a attiré l'attention internationale, renforçant les appels à un dialogue pacifique et à un respect mutuel des territoires. Le Groenland, qui a gagné son autonomie en 1979, est désormais un enjeu géopolitique de première importance, compte tenu de ses richesses naturelles, notamment en ressources minières.
À l’ère de la mondialisation et des préoccupations environnementales, la position du Groenland pourrait façonner l’avenir de la diplomatie arctique. Comme l'a souligné une analyse récente du Monde, le respect de la voix des Groenlandais est essentiel pour la stabilité de la région.







