Le Royaume-Uni se prépare à renforcer sa présence militaire au Groenland d'ici quelques mois, répondant ainsi aux menaces répétées de Donald Trump concernant l'île. Selon des informations rapportées par GB News, le gouvernement britannique est actuellement en pourparlers avec ses partenaires européens pour envisager un déploiement dans le cadre d'une mission de l'Otan.
Les responsables militaires du Royaume-Uni ont récemment rencontré leurs homologues allemands et français, posant ainsi les bases d'une opération qui pourrait mobiliser non seulement des troupes, mais également des navires et des avions pour assurer la sécurité du Groenland, souvent présenté par Trump comme un enjeu stratégique face à l'expansionnisme russe et chinois.
Une source au sein du gouvernement a déclaré au Telegraph : « Nous partageons l’avis du président Trump : l’agression croissante de la Russie dans le Grand Nord doit être dissuadée et la sécurité euro-atlantique renforcée. »
Trump n'exclut pas le recours à la force militaire
Les alliés de l'Otan espèrent que le renforcement de leur présence dans l'Arctique suffira à convaincre Trump d'abandonner son projet d'appropriation du Groenland, qu'il a qualifié de crucial pour la sécurité régionale. Le président américain a même insinué qu'il pourrait être prêt à utiliser la force, affirmant que « nous allons faire quelque chose au Groenland, qu'il le veuille ou non ». En outre, il a proposé des paiements considérables aux habitants de l'île pour qu'ils se rallient aux États-Unis.
Cette question a été discutée lors d'une récente réunion à Bruxelles, où les membres de l'Otan ont demandé une évaluation des mesures de sécurité à renforcer dans la région arctique. Les options envisagées vont d'un déploiement complet de troupes à des exercices temporaires, sans oublier le partage de renseignements stratégiques. Il semble que toute mission envisagée pourrait être placée sous le chapiteau de l'Otan.
L'Union européenne, quant à elle, se prépare déjà à une réponse diplomatique si le projet de Trump venait à prendre forme. Des sanctions à l'encontre de grandes entreprises américaines telles que Meta, Google et Microsoft sont sur la table, dans le but de limiter leur influence sur le marché européen.
Pour de nombreux analystes, la situation au Groenland est plus qu'une question de souveraineté ; elle illustre aussi la lutte géopolitique grandissante pour les ressources naturelles dans l'Arctique. Comme l'explique un expert de l’Institut français des relations internationales (IFRI), « le Groenland devient un champ de bataille symbolique où se mêlent préoccupations stratégiques et intérêts économiques ».







