Ce mercredi 28 janvier, un événement exceptionnel rassemble des figures de plusieurs partis politiques, à savoir le RN, LR, Renaissance et le PS, pour traiter des défis cruciaux qui pèsent sur les élections municipales de 2026. Face à un paysage électoral de plus en plus complexe, les inquiétudes concernant les ingérences étrangères, notamment à travers les cyberattaques et la désinformation, sont au cœur des préoccupations.
Organisée par le secrétaire général de la Défense et de la Sécurité nationale, cette rencontre vise à sensibiliser les participants aux menaces croissantes qui pourraient compromettre l'intégrité de leur campagne. Le climat actuel, marqué par une montée des fake news et des deepfakes, intensifie ces préoccupations. Pierre-Benoît Bianchi, expert en cybersécurité, affirme : "L’action coordonnée entre ces partis démontre une prise de conscience collective des enjeux qui transcendent les clivages politiques."
Selon diverses analyses des services de l'État, les risques d'ingérence étrangers dans le scrutin de mars prochain sont jugés "élevés". Des incidents récents, comme les tentatives d'influence attribuées à des acteurs étatiques, renforcent cette alerte. Une étude publiée par Mediapart révèle que Poutine et d'autres régimes autoritaires redoublent d'efforts pour influencer les élections au sein de l'Union européenne, y compris en France.
Comment repérer les ingérences
Au cœur de cette réunion, des outils pratiques seront fournis aux partis pour identifier et contrer ces menaces. Le défi consiste principalement à reconnaître les faux médias, souvent alimentés par des algorithmes d'intelligence artificielle, qui imitent le style et le contenu de la presse régionale afin de déstabiliser l'électorat. "Former les membres des partis à ces nouvelles formes de désinformation est crucial pour préserver notre démocratie", souligne Liliane Verneuil, politologue.







