Mercredi, la Bourse de Paris a enregistré une nouvelle baisse, tirée vers le bas par le secteur du luxe, suite aux résultats décevants du géant LVMH, juste avant la réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine.
À 10H00 (heure de Paris), le CAC 40 affichait une perte de 1,12% à 8.062,19 points, soit un recul de 90,63 points. La veille, l'indice phare de la Bourse parisienne avait gagné 0,27%, terminant à 8.152,82 points.
Le secteur du luxe subit de plein fouet la réaction des marchés après la publication des résultats annuels de LVMH. Le titre a chuté de 7,81%, atteint à 543,10 euros. Le bénéfice net du propriétaire de marques prestigieuses telles que Louis Vuitton et Dior a baissé de 13% en 2025, atteignant 10,9 milliards d'euros, alors que le chiffre d'affaires a connu un recul de 5% à 80,8 milliards d'euros.
LVMH, la première capitalisation boursière française, a attribué son revers à une année marquée par des turbulences tant économiques que géopolitiques. L'entreprise prévoit des défis similaires pour 2026, ce qui a alimenté les craintes au sein de l'ensemble du secteur du luxe. Kering (Gucci, Saint Laurent) a vu son action reculer de 5,10% à 260,25 euros, tandis qu'Hermès a tombé de 2,44% à 2.078,00 euros.
Un autre point d'attention majeur est la réunion de la Réserve fédérale américaine, qui a commencé mardi. Dans un contexte particulier, le président Jerome Powell a reçu des menaces juridiques de la part du ministère de la Justice. Des sources comme Le Monde rapportent qu'il fait face à des pressions politiques croissantes, notamment de la part de Donald Trump, qui appelle à une baisse significative des taux d'intérêt.
Cependant, le consensus parmi les analystes, comme ceux d'Indosuez, anticipe qu'aucun changement de politique monétaire ne sera opéré, en raison de signaux positifs sur la croissance économique et des données d'emploi rassurantes.
En France, l'Assemblée nationale a voté mardi pour repousser deux motions de censure contre le gouvernement de Sébastien Lecornu, permettant ainsi l'adoption en nouvelle lecture du budget de l'État pour 2026, qui passera prochainement au Sénat pour une ratification finale.
Sur le marché de la dette, le taux d'intérêt français à dix ans s'établissait à 3,41%, contre 3,43% lors de la clôture précédente.
Sur une note positive, STMicroelectronics a enregistré des gains grâce à un rapport favorable de son concurrent néerlandais ASML. ASML a annoncé un bénéfice net annuel de 9,6 milliards d'euros, supérieur aux 7,6 milliards d'euros de 2024, et des commandes nettes record. Ceci a boosté le titre STMicroelectronics de 3,38%, atteignant 25,25 euros.
De son côté, Pluxee, récemment dissociée de Sodexo, a reçu un coup de pouce d'un tribunal fédéral brésilien qui a suspendu un décret réformant le secteur. Ces nouvelles ont permis à Pluxee de grimper de 2,36% à 11,28 euros.







