Au cœur de la mobilisation au CHU d’Angers, le personnel des urgences psychiatriques a annoncé son intention de faire grève à partir du 27 janvier 2026, suivant ainsi le mouvement initié par les équipes des urgences adultes le 19 janvier. Les syndicats Force ouvrière (FO) et CGT soutiennent cette initiative, mettant en avant des revendications cruciales pour faire face à l'énorme afflux de patients.
Les grévistes soulignent une situation alarmante : malgré l’annonce de l’ouverture de dix lit supplémentaire par la direction, ce chiffre reste largement insuffisant. Selon un communiqué de FO, chaque semaine, il manque en moyenne cinquante lits de psychiatrie
, ce qui met en péril la prise en charge des patients.
La colère des soignants est palpable. Dans un témoignage, un membre du personnel a déclaré : La colère est très profonde. Nous ne comptons pas céder, car nous n’acceptons pas de continuer dans de telles conditions. Nous luttons pour la sécurité des patients ainsi que pour notre bien-être au travail.
Cette résistance met en lumière les défis chroniques que rencontre le secteur psychiatrique en France, exacerbés par une crise exacerbée par la pandémie.
Des experts de la santé mentale affirment que cette grève n'est que le reflet d'une crise plus vaste touchant l'ensemble des établissements de santé mentale en France. Ouest France souligne également le besoin pressant d'une réforme structurelle pour répondre à la crise actuelle.
Alors que la grève se poursuit, les soignants espèrent que leur action stimulera un changement significatif dans la manière dont les autorités gèrent les urgences psychiatriques. La continuité de cette mobilisation sera déterminante pour faire avancer leurs revendications et améliorer les conditions de travail dans ce secteur crucial.







