Dans la nuit du 26 janvier 2026, les députés français ont voté à une large majorité pour interdire l'accès aux réseaux sociaux aux jeunes de moins de 15 ans. Cette initiative, soutenue par le gouvernement, vise principalement à protéger la santé mentale des adolescents, un enjeu devenu incontournable dans le débat public.
Ce qu’il faut savoir
- Les députés ont voté en faveur de l’interdiction pour les jeunes de moins de 15 ans.
- Le gouvernement entend adopter cette mesure dans les plus brefs délais pour une application dès 2026.
- Les réseaux sociaux concernés incluent TikTok, Instagram et Snapchat.
La France, ambitieuse, pourrait bien devenir un modèle en Europe avec cette initiative. Selon Midi Libre, cette loi répond à une préoccupation grandissante autour de la santé mentale des adolescents, de plus en plus affectée par l'utilisation intensive des réseaux sociaux.
Interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans : c’est une demande massive de la population. Après un travail en collaboration avec le Gouvernement, l’Assemblée nationale a validé cette étape cruciale.
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) January 26, 2026
Le président Emmanuel Macron a qualifié cette adoption de "étape majeure", soulignant que "le cerveau de nos enfants n’est pas à vendre", faisant référence à l'influence des géants du numérique. Les députés ont approuvé la loi avec 130 voix pour et 21 contre, et celle-ci sera bientôt examinée au Sénat, selon Anne Le Hénaff, ministre du Numérique.
Une législation rapidement mise en œuvre
Si elle est adoptée définitivement, cette législation ferait de la France le second pays à prendre une mesure aussi stricte, l'Australie ayant déjà mis en place une interdiction similaire pour les mineurs de moins de 16 ans. Le gouvernement prévoit d'appliquer cette interdiction pour les nouveaux comptes dès la rentrée de 2026, avec une vérification d'âge renforcée prévue pour tous les utilisateurs d'ici début 2027.
La députée Laure Miller a précisé que l'interdiction ne s'applique pas aux plateformes éducatives ni aux messageries privées comme WhatsApp. Cependant, le projet a suscité des critiques. Arnaud Saint-Martin, député de LFI, a évoqué un "paternalisme numérique", tandis que Steevy Gustave, écologiste, a qualifié la solution de "simpliste".
Risques potentiels des réseaux sociaux
Les réseaux comme TikTok, Snapchat et Instagram, omniprésents dans la vie des jeunes, sont de plus en plus critiqués pour leur impact négatif sur la santé mentale, comme l'a averti l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). Cyberharcèlement, comparaison constante et exposition à des contenus inappropriés figurent parmi les problèmes soulevés.
En parallèle, des discussions ont eu lieu concernant l'interdiction des téléphones portables dans les lycées, bien que la mesure adoptée précise que la réglementation de leur usage sera déterminée par le règlement intérieur de chaque établissement.







