Gregory Bovino s'est imposé comme une figure emblématique de la politique d'expulsion des migrants orchestrée par Donald Trump. Commandant de la patrouille frontalière, son départ a récemment été annoncé après des incidents tragiques survenus à Minneapolis.
Dès son enfance, Bovino nourrissait un désir de servir dans les forces de l'ordre, inspiré par des films comme "Police frontière" (1982), qui mettent en lumière les préoccupations éthiques liées aux interventions policières. Aujourd'hui, à 55 ans, il représente les mesures de répression de l'immigration mises en place par l'administration Trump.
Chef de l'Immigration and Customs Enforcement (ICE), il supervise les opérations d'expulsion, devenant un acteur central de la controverse qui entoure ces interventions. À Minneapolis, il a été impliqué dans des événements tragiques ayant coûté la vie à deux citoyens, ce qui a amplifié les critiques venant des défenseurs des droits humains.
Malgré des vidéos incriminantes, Bovino défend avec fermeté les mesures prises par ses agents, insistant sur la sécurité des agents de la patrouille. "Les véritables victimes sont nos agents", a-t-il déclaré sur CNN, une affirmation qui a provoqué l'indignation de nombreux observateurs.
Né d'une lignée d'immigrants italiens, Bovino a un parcours éducatif solide, ayant obtenu des diplômes en conservation des ressources naturelles et en administration publique. Il a débuté sa carrière en 1996 dans la police des frontières, grimpant les échelons au fil des ans grâce à des affectations à Washington, La Nouvelle-Orléans, et même à l'étranger.
César Garcia Hernandez, expert en droit de l'immigration, souligne que Bovino incarne la rhétorique agressive des dirigeants républicains. "Il matérialise les politiques de l'administration en termes d'expulsions", affirme-t-il.
En 2025, Bovino exige de mener des opérations à forte visibilité à Los Angeles et Chicago, en utilisant une approche qualifiée de "agir et dégager", où il procède à des arrestations rapides avant la mobilisation de manifestants. Son comportement a suscité des reproches d'un juge fédéral, remettant en cause la véracité de ses déclarations.
Récemment, des vidéos l'ont montré en train de lancer des gaz lacrymogènes sur des manifestants, une action qui a provoqué des comparaisons négatives avec des figures historiques autoritaires. Gavin Newsom, gouverneur de Californie, a déclaré qu'il ressemblait à un membre des S.S., une accusation que Bovino a fermement réfutée.
Alors qu'il aborde la fin de sa carrière avec un départ imminent, Bovino continue d'affirmer que son travail au sein de la police des frontières est une mission noble, décrivant son organisation comme la branche policière la plus essentielle et efficace aux États-Unis.







