
Le gouvernement italien a exprimé, le 26 janvier, son exigence de formation d'une équipe d'enquêteurs en collaboration avec la Suisse suite à l'incendie tragique survenu au bar de Crans-Montana lors des festivités du Nouvel An, entraînant la mort de six jeunes Italiens.
Tant que cette condition ne sera pas satisfaite, Rome a prévenu que son ambassadeur en Suisse, rappelé pour marquer une protestation contre la libération sous caution du propriétaire du bar, Jacques Moretti, ne pourra reprendre ses fonctions dans le pays.
Giorgia Meloni, la présidente du conseil italien, a rencontré l'ambassadeur Lorenzo Cornado et le gouvernement a publié un communiqué précisant : « Il a été décidé de subordonner le retour de l’ambassadeur en Suisse à la mise en place d’une coopération entre les autorités judiciaires des deux États et à la création immédiate d’une équipe d’enquête conjointe, afin que les responsabilités dans le massacre de Crans-Montana puissent être déterminées sans plus tarder ».
Bougies scintillantes
Ce désastre a principalement touché des jeunes adultes dans le bar Le Constellation, situé au cœur de la station de ski de Crans-Montana, dans le Valais. Au début de janvier, l'annonce d'une enquête par le procureur de Rome a été faite.
Giorgia Meloni avait exprimé son indignation face à la libération de Jacques Moretti, le propriétaire, et a insisté sur la nécessité de faire toute la lumière sur les événements tragiques du 1er janvier 2026.
L'incendie a été causé par des étincelles de bougies scintillantes, qui ont enflammé une mousse insonorisante dans le bar. L'enquête actuelle doit déterminer les détails de la tragédie, notamment le non-respect des normes de sécurité par le bar, alors que la commune a reconnu ne pas avoir effectué de contrôles de sécurité depuis 2019.
Les époux Moretti, en tant que propriétaires, sont sous enquête pour « homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence ». Ils ont été entendus par la justice du Valais les jours suivant le drame.







