La mort récente de deux manifestants à Minneapolis a ravivé le débat sur la politique migratoire ultra-répressive de Donald Trump, un sujet qui divise traversant l'Atlantique. En France, certaines factions de l'extrême droite affichent leur soutien, malgré la violence associée.
Des manifestations marquées par des violences policières ont coûté la vie à deux manifestants, et les ajustements brutaux de la politique migratoire de Trump trouvent des échos en France. Marion Maréchal, figure montante de l'extrême droite, évoque un "combat commun" contre l'immigration avec l'ancien président américain, affirmant que sa volonté politique surpasse "la techno-bureaucratie et le gouvernement des juges". En revanche, elle ne montre aucune compassion envers les victimes, les qualifiant d'"accidents regrettables" imputables à des "militants d'extrême gauche".
Éric Zemmour, président de Reconquête, abonde dans le même sens, dressant d'ICE, la police fédérale de l'immigration, un modèle à suivre, précisant : "Il faudra l’adapter aux structures françaises, mais il faudra être impitoyable." Ce dernier soutient également la stratégie de "remigration", un concept évoquant l'expulsion forcée de millions d'étrangers.
Le silence de Jordan Bardella
Le Rassemblement National, dirigé par Jordan Bardella, reste cependant silencieux face à la situation. En période de tension politique, le RN tend à se faire discret. Ils sont perplexes face à la brutalité des méthodes de Trump, mais adhèrent à sa vision migratoire fondée sur des rafles et des expulsions. En décembre dernier, un document sur la "stratégie de sécurité nationale américaine" citait Trump qualifiant l'Europe de "submergée par des immigrés", un discours résonnant avec le mythe du "grand remplacement" qu'ils soutiennent.
Bardella, après avoir exprimé son appui à Trump et à la "patriotisme" de ce dernier, choisit maintenant d'opter pour une prise de distance. Récemment, face aux menaces implicites de Trump envers l'Europe, il se contente de garder un profil bas. Cependant, sur la question de l'immigration — essentielle pour son électorat — le RN pourrait avoir plus de mal à se distancier des méthodes tragiques de Trump.







