La Corée du Nord intensifie ses actions provocatrices. Ce mardi, au moins un "projectile" a été tiré vers la mer du Japon, a révélé l'armée sud-coréenne, tandis que Tokyo faisait état de deux missiles balistiques présumés.
Les garde-côtes japonais, se basant sur des informations du ministère de la Défense, ont noté que ces deux missiles avaient probablement déjà atterri, sans en préciser la localisation. D'après l'agence Jiji Press, ils auraient perdu de leur trajectoire en dehors de la zone économique exclusive (ZEE) nipponne.
Ce lancement représente le deuxième essai de Pyongyang cette année, s'inscrivant après une salve de missiles tirée le 4 janvier, coïncidant avec le départ du président sud-coréen Lee Jae Myung pour un sommet en Chine. Ce timing, peu après l'arrestation du président vénézuélien déchu Nicolás Maduro par les États-Unis, témoigne d'une stratégie de communication bien orchestrée. Ce nouvel essai survient également après la visite à Séoul d'Elbridge Colby, numéro trois du Pentagone, qui a défini la Corée du Sud comme "un allié modèle".
Amélioration des capacités militaires
Les essais de missiles de la Corée du Nord se sont multipliés ces dernières années. Des analystes, comme ceux du think tank Center for Strategic and International Studies, estiment que ces actes visent à améliorer la précision des frappes, défier les États-Unis et la Corée du Sud, et tester des armements pour une éventuelle exportation vers des nations comme la Russie.
Face à cette escalade, il est à noter que Pyongyang se prépare également pour un congrès crucial du Parti des travailleurs de Corée dans les semaines à venir, le premier depuis cinq ans. À l'approche de cette réunion, Kim Jong Un a exprimé sa volonté d'"expansion" et de modernisation de la production d'armements.
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