Les marchés boursiers mondiaux affichent des comportements opposés ce lundi, alors que les indices européens adoptent une posture défensive tandis que Wall Street se prépare à accueillir avec impatience les résultats des géants de la technologie.
À New York, le Dow Jones a progressé de 0,64%, l'indice Nasdaq de 0,43%, et le S&P 500 a enregistré une hausse de 0,50%.
"La stratégie d'attendre des nouveaux résultats positifs des géants de la technologie est palpable", note Patrick O'Hare, analyste chez Briefing.com, dans une déclaration à l'AFP.
Des entreprises comme Microsoft (+0,93%), Meta (+2,06%) et Tesla (-3,09%) dévoileront leurs résultats trimestriels après la clôture de mercredi, tandis qu'Apple (+2,97%) se joindra à elles jeudi.
"Les investisseurs cherchent des éclaircissements sur les initiatives liées à l'intelligence artificielle et sur les investissements futurs", souligne Jose Torres d'Interactive Brokers, ajoutant que ces informations pourraient influencer le marché.
Du côté européen, la Bourse de Paris a légèrement baissé de 0,15%, tandis que Londres a terminé à l'équilibre (+0,05%). Francfort (+0,13%) et Milan (+0,26%) ont enregistré des hausses plus timides.
Cette ambiance de prudence fait suite à des tensions commerciales de la semaine dernière, notamment les menaces douanières surprise du président américain Donald Trump concernant le Groenland, qui avaient suscité des inquiétudes parmi les investisseurs, selon Patrick Munnelly de Tickmill Group.
"Bien que cette menace ait été levée, les investisseurs demeurent méfiants vis-à-vis des conséquences à long terme sur le commerce mondial", ajoute-t-il.
À noter, les grands acteurs du marché guettent la première réunion de politique monétaire de l'année par la Réserve fédérale (Fed), prévue pour mardi, dans un climat déjà délicat suite à des tensions révélées par le président Jerome Powell.
L'or franchit pour la première fois le seuil des 5.100 dollars
Lundi, l'or a connu un nouvel envol, atteignant 5.111,07 dollars l'once. À 21H45 GMT, il se négociait à 5.012,50 dollars, soit une augmentation de 0,50%.
Cette montée s'explique en partie par les tensions entourant les menaces du président Trump, qui avait promis un durcissement des taxes douanières aux pays européens.
L'argent a également touché un sommet historique lundi, atteignant plus de 117 dollars l'once avant de redescendre autour de 103 dollars.
"Les investisseurs montrent un changement de tendance", commente Daniela Hathorn, analyste pour Capital.com, ajoutant que les métaux précieux sont de plus en plus perçus comme une réserve de valeur alternative dans un environnement économique incertain.
Le prix du gaz atteint des sommets
Le marché du gaz naturel aux États-Unis a vu ses prix s'envoler, atteignant 6,575 dollars par million de BTU, un niveau jamais vu depuis 2022. Cette hausse survient alors qu'une tempête hivernale s'abat sur le pays, entraînant des déclarations d'état d'urgence.
"Cette demande accrue de chauffage met à mal les infrastructures énergétiques", préviennent les analystes d'ING.
De son côté, le contrat à terme du TTF néerlandais, référence européenne, a atteint un sommet depuis mars 2025 à 43,38 euros le MWh, avant de finir à 39,11 euros.
Le yen s'emballe
Le yen japonais s'est renforcé, grimpant de 0,96% contre le dollar, atteignant 154,23 yens pour un dollar. "Les attentes d'une intervention conjointe de la Banque du Japon et de la Fed ont augmenté", remarque Antonio Ruggiero de Convera.
Sanae Takaichi, Première ministre japonaise, a également fait part de son engagement à "prendre toutes les mesures nécessaires pour contrer les fluctuations inquiétantes du yen", selon Bloomberg.







