La situation est alarmante entre le Pakistan et l'Afghanistan. Alors que des médiateurs comme l'Arabie saoudite et le Qatar cherchent à apaiser les tensions, une escalade destructive a été observée avec le bombardement de plusieurs grandes villes afghanes, y compris Kaboul, le 27 février dernier.
Les tirs d'artillerie retentissent le long de la frontière, marquant une nouvelle étape dans un conflit qui s'envenime depuis le retour des talibans au pouvoir en 2021. Le gouvernement pakistanais a confirmé qu'il avait ciblé 22 sites stratégiques, parmi lesquels la capitale et Kandahar. Un porte-parole de l'armée a précisé : "Toutes les cibles ont été choisies avec la plus grande précision et nous avons pris toutes les mesures nécessaires pour éviter des pertes civiles." Cette déclaration vise à atténuer les craintes d'une escalade des victimes innocentes.
Néanmoins, l'Afghanistan a immédiatement réagi. Le porte-parole du gouvernement taliban, Zabihullah Muhajid, a déclaré que des civils avaient été touchés lors des frappes, affirmant : "Dans une région spécifique, 13 civils ont été blessés. D'autres victimes auraient également été rapportées à Paktia, mais les chiffres précis ne sont pas encore disponibles." Cette déclaration souligne l'impact tragique que ce conflit a sur la population civile.
Vers une solution pacifique ?
Face à cette escalade, le gouvernement afghan a exprimé son désir d'un dialogue pour mettre fin au conflit. C'est un appel soutenu par plusieurs acteurs internationaux, dont le Royaume-Uni, l'Iran, et la Croix-Rouge, ainsi que le secrétaire général des Nations unies, qui appelle à une désescalade immédiate des hostilités. La communauté internationale surveille de près la situation, inquiet pour les conséquences d'une guerre prolongée dans cette région déjà fragile.







