Perpignan (AFP) – Lors de son intervention à Perpignan, l'eurodéputé Raphaël Glucksmann a qualifié l'élection municipale en cours de "combat national". Ce soutien se concrétise en faveur de la liste représentée par Agnès Langevine, vice-présidente de la région Occitanie et membre de Place Publique.
Le scrutin dans cette ville catalane représente non seulement un enjeu local, mais également une lutte contre l'extrême droite au niveau national. Glucksmann aSouligné l'importance d'alerter la France entière sur la nature du pouvoir exercé par le Rassemblement National (RN). "Le véritable défi est d'attirer l'attention sur les effets pernicieux de l'extrême droite", a-t-il affirmé. Ce dernier a également pris part à un meeting dynamique aux côtés de figures politiques locales, dont Carole Delga, présidente du Parti Socialiste en Occitanie, et Boris Vallaud, chef des députés PS.
Glucksmann a mis en garde, déclarant que si la colère et l'indignation du peuple se traduisent par un vote pour le RN, Perpignan deviendrait un "laboratoire d'échec". Il a appelé à transformer cet échec en une "surprise démocratique d'envergure" lors du premier tour des municipales, un événement qui pourrait servir de signal d'espoir à l'échelle nationale.
De son côté, Vallaud a souligné l'importance cruciale de Perpignan dans le paysage politique français, encourageant les habitants à faire preuve de solidarité et de résistance. Carole Delga a invité les électeurs à choisir la liste Langevine, soulignant le besoin de redonner un statut exceptionnel à Perpignan, souvent perçue comme écartée des considérations nationales.
Le climat électoral est d'autant plus complexe que deux autres mouvements de gauche s'affrontent également pour les voix des électeurs : la France Insoumise et le Parti Socialiste, ce qui risque de fragmenter le vote progressiste. Glucksmann et Delga ont clairement indiqué leur refus d'une union avec les Insoumis, citant des priorités politiques divergentes.
"On ne peut pas lutter contre l'extrême droite tout en collaborant avec ceux qui utilisent des noms aux échappées connotées", a affirmé Glucksmann, en réponse à des remarks précédents de Jean-Luc Mélenchon. Sa déclaration a été perçue comme une nécessité de se démarquer fermement des tactiques jugées inappropriées.
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