Selon les premiers rapports des enquêteurs, le drame s'est déroulé le dimanche 8 mars dans l'appartement de cette médecin à la retraite de 73 ans, situé à Joao Pessoa, la capitale de l'État de Paraiba dans le nord-est du Brésil.
La victime, une ressortissante française ayant choisi de vivre au Brésil, a été assassinée par son compagnon, un homme âgé de 59 ans. Son corps a été disposé dans une valise, puis brûlé sur la voie publique, a rapporté l'AFP, cité par le commissaire en charge de l'enquête.
La brutalité du crime a choqué l'opinion publique et soulevé des questions sur la nature de la relation entre la victime et son agresseur. Le commissaire Thiago Cavalcanti a indiqué qu'il était encore "trop tôt pour déterminer si ce crime avait été prémédité".
Les circonstances du meurtre
Les premières analyses médico-légales montrent que la mort a été causée par "des lésions au thorax, probablement infligées par un couteau", comme l'a expliqué le médecin légiste Flavio Fabres, contacté par l'AFP. Les preuves recueillies jusqu'à présent suggèrent une scène de violence intense.
Après le meurtre, le compagnon de la victime a été filmé par des caméras de surveillance en train de quitter l'immeuble avec la valise. Pour dissimuler son crime, il aurait payé un sans-abri afin qu'il "brûle la valise" sur la rue, précisent les enquêteurs.
Un destin tragique pour l'assassin
Ce qui est encore plus troublant, c'est que deux jours après le meurtre, alors que la police était en train de préparer un mandat d'arrêt contre lui, l'homme a été retrouvé mort, "égorgé". Les enquêteurs envisagent la possibilité qu'il ait été abattu par des membres d'une organisation criminelle, en "représailles pour avoir attiré l'attention des autorités" dans un quartier où le crime est rampant.
Les autorités françaises ont été contactées pour notifier la famille de la victime de cette tragédie. Le consulat de France à Recife n'avait pas encore donné suite aux demandes d'informations de l'AFP.
La vie de la victime avant le drame
Installée au Brésil depuis plusieurs années, la retraitée, décrite comme une personne engagée, a rencontré son compagnon alors qu'il vivait dans la rue en vendant de l'artisanat. Le commissaire a révélé qu'ils s'étaient rapprochés pendant la pandémie en 2020, mais que leur relation avait pris un tournant sombre, l'homme ayant récemment développé une dépendance aux drogues.
La découverte du corps
Le responsable de l'enquête a expliqué que l'assassin avait pris la décision de se débarrasser du corps après qu'une voisine s'est plainte d'une "odeur de putréfaction" émanant de son appartement, ce qui a précipité la découverte de ce crime odieux. Le suspect aurait dû laisser tomber la valise en raison d'un problème de roulette, avant de revenir plus tard avec un bidon d'alcool pour brûler le tout.
Pour l’instant, le sans-abri engagé pour brûler la valise reste introuvable, et l'enquête se poursuit pour élucider toute la vérité derrière ce crime état en pleine lumière.







