Le vendredi, à Bastia et Ajaccio, des événements marquants ont eu lieu pour commémorer la Journée internationale de solidarité avec les prisonniers politiques. Les participants, en grande partie des membres d'associations comme Aitu Paisanu et le parti indépendantiste Core In Fronte, se sont réunis pour dénoncer les abus des forces de l'ordre et les dérives des juridictions antiterroristes.
Le rassemblement à Bastia a été la première étape de cette mobilisation, où les intervenants ont pointé du doigt la situation actuelle de près d'une dizaine de prisonniers corses, qualifiés de politiques par leurs défenseurs. Selon l'association anti-répression, ces individus sont incarcérés sous un régime de "justice d'exception".
Pour de nombreux manifestants, cette journée revêt une signification particulière, marquée par la guerre en cours entre Israël et le Hamas, rappelant ainsi la lutte pour la liberté et les droits fondamentaux.
Un autre aspect de la mobilisation a eu lieu à Ajaccio, où l'Associu Sulidarità a attiré environ 150 personnes au palais des congrès. Des intervenants venus des quatre coins du monde, incluant des représentants des partis indépendantistes catalan et kanak, se sont unis pour soutenir leurs homologues corses. Le bâtonnier du barreau de Bastia, Me Marc-Antoine Luca, ainsi que des membres de la Ligue des droits de l'homme ont également exprimé leurs préoccupations quant aux méthodes d'interpellation.
André Paccou, président de la LDH en Corse, a averti sur le risque accru de bavures policières, citant des précédents tragiques. La résonance des discours s'est intensifiée lorsqu'il a été fait mention des épreuves psychologiques subies par les détenus et leurs familles.
Les avocats présents ont accusé les autorités d'appliquer des méthodes équivalentes à de la "torture blanche". Des pratiques telles que l'utilisation de casques anti-bruit pendant les transferts et des conditions de garde à vue sont controversées, suscitant l'indignation et l'inquiétude parmi les militants.
Enfin, il est essentiel de noter que les nationalistes corses continuent de rejeter toute étiquette de "terroriste" qui leur est attribuée, affirmant qu'il existe une confusion entre leurs convictions politiques et l'idéologie djihadiste.







