Cette semaine, le Royaume-Uni a été frappé par un vent d'inquiétude, particulièrement parmi les amateurs de football qui craignent de ne plus trouver de bière durant l'été. L'inquiétude résulte d'un article alarmant du Times, qui révèle que le gouvernement de Keir Starmer anticipe un possible effondrement des approvisionnements en CO₂, essentiel pour la gazéification des boissons, en cas d'intensification du conflit au Moyen-Orient.
Les autorités ont examiné un scénario pessimiste où l'approvisionnement en CO₂ pourrait chuter à seulement 18% de son niveau actuel si le détroit d'Ormuz devait rester fermé pendant une période prolongée, ce qui aurait des répercussions importantes sur l'industrie alimentaire. En effet, le CO₂ est non seulement utilisé pour gazéifier les boissons, mais aussi pour l'abattage des animaux et la conservation des aliments.
Cependant, le gouvernement a voulu tempérer ces inquiétudes. Un porte-parole du ministère de l'Environnement a précisé : "Les scénarios catastrophes sont des outils de planification et ne doivent pas être interprétés comme des prédictions." De plus, le ministre du Commerce, Peter Kyle, a rassuré la population sur les chaînes d'approvisionnement : "Pour l'instant, continuez à profiter de votre bière, viande et salades" a-t-il déclaré sur Sky News.
Les séquelles de l'accord avec Trump
La question des approvisionnements en dioxyde de carbone est devenue primordiale au Royaume-Uni, surtout après l'accord commercial signé l'an dernier avec l'administration Trump. Ce traité a fragilisé la production locale de bioéthanol, dont le CO₂ est un sous-produit.
Dans le nord-est de l'Angleterre, les deux principales usines de bioéthanol ont été sévèrement touchées par la levée des droits de douane sur le bioéthanol importé des États-Unis, entraînant la fermeture d'une des usines en août 2025, et l'arrêt complet de production de l'autre.
Face à ces enjeux croissants, et en lien avec le conflit au Moyen-Orient, le gouvernement a dû agir rapidement pour débloquer une aide de 100 millions de livres (environ 115 millions d'euros) afin de relancer la production de CO₂ pendant trois mois, mais la fiabilité de cette production reste incertaine, affectée par d'autres disruptions sur le marché européen ainsi que par la hausse des coûts énergétiques.







