Lors d'une conférence réunissant Emmanuel Macron et Keir Starmer, plusieurs pays "non-belligérants" ont exprimé leur volonté de lancer une "mission neutre" dédiée à la sécurisation du détroit d'Ormuz, tout en exigeant sa "pleine réouverture". Cette annonce intervient en réponse aux préoccupations croissantes concernant la stabilité dans cette région cruciale.
Donald Trump a rapidement rejeté les propositions d'intervention de l'Otan, affirmant que la situation dans le détroit était désormais "terminée". Ce discours reflète la fracture existante entre les différentes puissances sur ce dossier sensible.
La conférence, orchestrée par le président français et le Premier ministre britannique, a réuni des dirigeants de 49 nations, incluant le chancelier allemand Friedrich Merz et la Première ministre italienne Giorgia Meloni, dont la plupart ont participé par visioconférence. Les discussions ont porté sur la création d'une force indépendante des belligérants pour protéger le transit maritime dans le Golfe.
Environ "plus d'une douzaine de pays" ont déjà manifesté leur intérêt à contribuer à cette initiative pacifique, a précisé Keir Starmer, annonçant une réunion de "planification militaire" la semaine prochaine à Londres pour clarifier la composition de cette force.
Giorgia Meloni a souligné qu'une cessation des hostilités serait une condition préalable nécessaire.
En parallèle, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a indiqué être prêt à permettre à tous les navires commerciaux de passer par le détroit durant le cessez-le-feu en cours. Cette déclaration a été bien accueillie par le président américain, qui a signalé que l'Iran aurait retiré ses mines maritimes, tout en maintenant son blocage des ports iraniens.
La réaction unanime des dirigeants présents à Paris a été favorable, appelant à une "pleine réouverture immédiate et inconditionnelle" du détroit, sans frais ni restrictions. Macron a souligné l'importance de la mission proposée pour soutenir cette dynamique.
À noter que la réunion a également vu la participation de pays asiatiques, dont la Chine et le Japon, ainsi que des nations du Moyen-Orient comme l'Arabie saoudite, mais à des niveaux ministériels. Les États-Unis, quant à eux, n'ont pas été conviés, Emmanuel Macron insistant sur la nécessité de maintenir une distance avec les acteurs belligérants du conflit israélo-iranien.
Le chancelier Merz a exprimé le souhait d'une participation américaine, affirmant que ce conflit ne devrait pas nuire aux relations transatlantiques.
Emmanuel Macron a rassuré que toute mission serait accompagnée d'efforts pour établir un dialogue avec l'Iran ainsi que d'une coordination avec les États-Unis et Israël. L'ancien président Trump a quant à lui critiqué les pays alliés qui refusent de soutenir les efforts militaires américains pour reprendre le contrôle du détroit.
Les discussions autour de la réouverture du détroit sont vitales, car ce passage maritime est essentiel, représentant près de 20% des échanges mondiaux de pétrole et de gaz, et a des implications directes sur les prix de l'énergie. L'instabilité de cette zone a entraîné une hausse significative des coûts énergétiques, affectant l'économie mondiale.
Alors qu'un cessez-le-feu de deux semaines a été instauré le 8 avril, la situation demeure incertaine, suite à l'échec des négociations irano-américaines. Des pourparlers sont en cours pour envisager la possibilité d'un redémarrage des discussions.







