Le prochain tournoi mondial de football, prévu pour juin prochain, s'annonce comme le plus grand de l'histoire, mais également le plus polluant. Cette inquiétude a été mise en lumière par une analyse réalisée par l'ONG Global Responsibility.
“La Coupe du monde de football débutant en juin pourrait générer jusqu'à 9 millions de tonnes d'émissions de gaz à effet de serre,” indique Yale Climate Connections. Ce chiffre représente presque le double par rapport aux éditions antérieures. Selon l'étude, jamais auparavant cet événement sportif n'avait atteint un tel niveau de pollution en quatre-vingt-quinze ans d'existence.
La hausse des émissions s'explique par l'envergure de la compétition de 2026, qui accueillera 48 équipes (au lieu de 32 précédemment) et 104 matchs (contre 64 avant). Le besoin de déplacements aériens entre les villes-hôtes accentue ce problème. Les supporters, les équipes et les officiels devront se déplacer sur de longues distances, engendrant ainsi une empreinte carbone significative.
Casse-tête climatique
Alejandro Changeur, un passionné de football résidant au Canada, a partagé ses préoccupations. “En tant que citoyen, je fais tout mon possible pour réduire mon empreinte écologique, mais je me demande si ces événements sont compatibles avec la protection de l'environnement,” déclare-t-il.
Concernant la FIFA, l'organisation n'a pas été réceptive aux questionnements de Yale Climate Connections. Néanmoins, il existe un plan de durabilité évoqué par l'organisme, qui repose sur “la quantification des émissions, la promotion des énergies renouvelables et le recours à des alternatives de transport moins polluantes.” Ce plan semble insuffisant face à l'ampleur des enjeux environnementaux actuels.
Ricardo Setyon, un journaliste spécialisé dans le football, souligne que la responsabilité d'atteindre les objectifs de durabilité devrait incomber principalement aux villes organisatrices, plutôt qu'à la FIFA elle-même.







