Le président français Emmanuel Macron a reçu vendredi le chef du Parti travailliste britannique, Keir Starmer, à l'Élysée, marquant le début d'un sommet ambitieux axé sur la sécurisation du détroit d'Ormuz. Ce sommet, impliquant une trentaine de pays qualifiés de "non-belligérants", vise à établir un protocole de sécurité dès que le fragile cessez-le-feu entre l'Iran et les États-Unis sera stabilisé, comme l'indique la présidence française.
Après un déjeuner de travail à Paris, Macron et Starmer seront rejoints par le chancelier allemand Friedrich Merz et la Première ministre italienne Giorgia Meloni pour une réunion à 14h00 (12h GMT). D'autres participants, comprenant des représentants d'Europe, du Moyen-Orient, d'Asie et même d'Amérique latine, participeront en visioconférence.
Cette rencontre rappelle le format de la coalition de soutien à l'Ukraine, et une déclaration conjointe des quatre dirigeants est prévue à l'issue de la réunion.
Les États-Unis ne participeront pas à cette initiative, une décision soulignée par Macron, qui prône une mission indépendante des "belligérants" du conflit actuel entre l'Iran d’une part, et les États-Unis et Israël de l’autre. Cette guerre a entraîné le blocage de facto du détroit d'Ormuz, point névralgique du commerce maritime mondial.
- "Une priorité immédiate" -
L'Élysée a affirmé : "Nous agissons en coordination avec les États-Unis, mais nous ne formerons pas de coalition avec eux, car notre rôle n'est pas d'être engagé dans ce conflit". Malgré cela, le chancelier Merz a exprimé l'espoir d'évoquer l'implication des forces américaines à Paris, tandis que l'OTAN a salué les efforts des nations alliées, bien qu'elle ne soit pas directement impliquée.
Le projet de mission pour sécuriser le détroit a été lancé par Macron en mars. Les gouvernements français et britannique ont déjà entamé des préparatifs avec les pays intéressés, car la liberté de navigation dans cette zone est jugée cruciale pour l'économie mondiale. Selon l'Élysée, des millions de dollars dépendent de l'ouverture de cette voie maritime stratégique, par où transitent 20% des hydrocarbures consommés dans le monde.
Starmer mettra également l'accent sur le besoin de garantir la sécurité du trafic maritime commercial et de soutenir les opérations de déminage. La relance économique de la région passe par ce rétablissement. Cependant, malgré une trêve temporaire en vigueur depuis début avril, la situation reste précaire après l'échec des récentes négociations entre l'Iran et les États-Unis.

Macron a exprimé que pour assurer cette mission, il est nécessaire de stopper toutes les hostilités entre les parties concernées. Il a souligné que la sécurité de la navigation dans le détroit exige l'engagement des acteurs à ne pas bloquer la circulation maritime ni à recourir à la violence.
Chaque participant apportera une contribution selon ses capacités. La France, par exemple, possède un groupe aéronaval dans la région, tandis que l'Allemagne pourrait se concentrer sur des missions de déminage.







