Emmanuel Macron a récemment proposé l'instauration d'une "journée sans connexion" chaque mois pour les jeunes, afin de les encourager à redécouvrir la lecture et le sport – des activités qu'il considère essentielles à la vitalité de la vie réelle. Cette annonce a été faite lors de sa visite à la Cité internationale de la langue française, un projet qu'il a soutenu au sein du château rénové de Villers-Cotterêts, dans l'Aisne, dans le cadre d'une réunion européenne sur l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de quinze ans.
Durant cette visite, le président a participé à divers ateliers de lecture, de théâtre et de bande dessinée, soulignant ainsi des alternatives aux écrans. Selon des sources proches de l’Élysée, cette initiative vise à établir un "agenda positif" tout en introduisant des restrictions sur l’usage des réseaux sociaux.
"Les écrans et les réseaux sociaux sont du temps volé au développement personnel, où l'on ne fait ni sport ni lecture", a affirmé Macron, s’adressant à un groupe d’adolescents. Il a utilisé le terme grec "pharmakon" pour décrire les écrans, évoquant leur potentiel à être à la fois une "médecine" et un "poison", si leurs usages ne sont pas surveillés. Il a ainsi mis en avant le risque d’addiction qui pourrait mener à une génération de jeunes "voûtés", rivés à leur smartphone.
Face à ce constat, le président a plaidé pour l’introduction de cette journée sans connexion pour permettre aux jeunes de se réhabituer à une vie sans écrans.
Le ministre de l'Éducation, Edouard Geffray, a également exprimé son soutien à cette initiative en annonçant une consultation pour la mettre en œuvre dès la rentrée prochaine. Bien que l'usage du téléphone portable soit déjà proscrit au collège, une extension de cette règle pourrait être envisagée au lycée, afin de promouvoir des activités collectives qui impactent positivement la vie familiale.
Parallèlement, Emmanuel Macron a participé à une visioconférence avec Ursula von der Leyen et les dirigeants de douze États membres de l'UE, dont l'Allemagne et l'Espagne, pour discuter des restrictions d’accès aux réseaux sociaux pour les mineurs. Le fait que le nombre de pays intéressés ait doublé depuis l'année dernière témoigne de l’adhésion croissante à ce projet.
L'objectif du président français est de coordonner ces efforts à un niveau européen, avec l'espoir d'une mise en œuvre rapide et efficace des interdictions. En effet, il a salué l'annonce d'une application de vérification d'âge qui devrait bientôt être disponible pour les citoyens de l'UE.
Enfin, Macron a exhorté l'Union européenne à examiner rapidement le projet de loi récemment notifié au Parlement français, qui vise à interdire l'accès aux réseaux sociaux aux jeunes de moins de quinze ans d’ici le 1er septembre.







