Dans la matinée du jeudi, un calme artificiel a été troublé à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) avec le meurtre d'Eric Robic, un homme d'affaires aux antécédents judiciaires importants. Habitants et témoins sont sous le choc après cet événement tragique dans un quartier résidentiel habituellement paisible.
Selon les premiers éléments, deux hommes à scooter ont abattu Robic à plusieurs reprises, impliquant un tir à la tête avec une arme de poing. Les forces de l'ordre ont tenté de lui porter secours, mais il a rapidement succombé à ses blessures. La scène, décrite comme une tragédie par les riverains, a rapidement attiré l'attention des médias. "Un accident grave" a été la réponse vague d'un policier alors que les habitants s'approchaient, intrigués par la présence des autorités.
Un quartier surpris par la violence
Un habitant, Laurent, a déclaré : "C'est la première fois qu'il se passe quelque chose comme ça ici. C’est un quartier très calme. Au début, j'ai cru à un bruit de chantier." La tranquillité de ce quartier est généralement assurée, une caractéristique que les résidents chérissent.
Les enquêteurs, selon une source proche du dossier, privilégient la piste d'un règlement de comptes. "Il ne fait aucun doute que la victime n'était pas une cible accidentelle", a commenté un expert criminaliste. L'affaire a rapidement été transférée à la Juridiction interrégionale spécialisée de Paris, attisant davantage l'intérêt médiatique.
Le passé criminel d'Eric Robic
Eric Robic, 51 ans, avait un casier judiciaire chargé avec douze condamnations depuis 1994, y compris pour homicide involontaire en 2011 à Tel-Aviv, où il avait renversé une jeune femme. Plus récemment, il avait été impliqué dans une vaste escroquerie internationale, condamné à 18 mois de prison avec sursis en 2024. Ce passé trouble complique le tableau et alimente les spéculations sur les raisons de son assassinat.
Des témoins ont entendu des coups de feu et des messages sur les réseaux sociaux ont rapidement circulé, exprimant le choc d'une génération de jeunes qui pensaient vivre dans un lieu sûr. Un adolescent a même reçu un message de sa petite amie, lui faisant part de la scène d'horreur qui se déroulait. "À Neuilly, il s’est passé un truc de ouf", a-t-elle écrit, illustrant la surprise générale face à cet acte de violence.
Alors que l’enquête se poursuit, le quartier reste en émoi. Les riverains se demandent comment un tel acte a pu se produire dans leur communauté, et si la menace de violence ne les a pas atteints. La ville semble maintenant confrontée à une nouvelle réalité : celle de la criminalité qui peut frapper même dans les lieux les plus inattendus.







