Le gouvernement britannique se prépare à un scénario inquiétant où la disponibilité de dioxyde de carbone (CO2) et d'engrais pourrait être affectée par la guerre au Moyen-Orient.
De récentes préoccupations exprimées par le gouvernement font état de conséquences potentielles sur les stocks alimentaires britanniques, notamment en raison de la guerre en cours. Selon les informations relayées par Le Parisien, un blocage prolongé du détroit d'Ormuz pourrait entraîner des pénuries significatives de CO2, indispensable à l'industrie agroalimentaire.
Lors d'une réunion de crise, les responsables ont envisagé la baisse potentielle de 18 % de l'approvisionnement en CO2, essentiel à de nombreux secteurs, depuis l'agriculture jusqu'à l'emballage alimentaire. Ce contexte découle d'un conflit qui, pour rappel, a débuté le 28 février avec des frappes américano-israéliennes sur l'Iran.
Relance temporaire d'un site de production de CO2
Le CO2 joue un rôle clé dans plusieurs processus industriels, y compris l'abattage des volailles et des porcs, ainsi que la conservation de certains produits emballés. Peter Kyle, ministre responsable des Entreprises et du Commerce, a déclaré sur Sky News qu'il travaille activement sur ce dossier. Cependant, il a tenu à rassurer la population en minimisant les craintes au sujet de l'approvisionnement en CO2, soulignant que cela ne constitue pas une menace immédiate pour l'économie britannique.
Le gouvernement a d'ores et déjà initié des mesures de prévention, incluant la relance temporaire d'une installation de production de CO2, financée en partie par une subvention de 100 millions de livres. Selon The Times, bien qu'une baisse de l'approvisionnement ne devrait pas provoquer de pénuries drastiques dans les supermarchés, il est probable que cela entraîne une diminution de la diversité des produits disponibles.
Pour atténuer les impacts potentiels, le gouvernement envisage des stratégies prioritaires, notamment pour les secteurs de la santé, où le CO2 est vital pour le refroidissement des stocks médicaux, ainsi que pour le nucléaire civil. En cas de nécessité, un projet de loi pourrait être mis en avant au Parlement pour donner des pouvoirs particuliers au gouvernement afin de contraindre les producteurs à augmenter leur production de CO2.







