« Les décès lors d'interventions policières, y compris en dehors des tirs, explosent », a affirmé Thomas Portes, député LFI de Seine-Saint-Denis, qui a exprimé sa préoccupation face à l'augmentation des violences policières. Ce jeudi, il a annoncé sa demande de création d'une commission d'enquête parlementaire sur les « crimes policiers », suite à des allégations de brutalité enregistrées lors de l’arrestation d’un jeune homme de 23 ans au Pas-de-Calais en avril dernier.
Lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale, Portes a précisé : « J'ai déposé une demande de commission d’enquête parlementaire sur les crimes policiers, car il y a une véritable urgence. » Il a également critiqué le rôle de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), la fameuse « police des polices », soulignant le besoin d’un organisme d’enquête indépendant.
Malgré l'importance de cette initiative, la mise en place d'une telle commission semble compromise. Le groupe parlementaire insoumis a déjà utilisé son droit de tirage pour cette session. Portes a toutefois l'intention de rechercher un soutien transpartisan, espérant convaincre des députés d'autres formations, y compris ceux de La République En Marche et du MoDem.
Une violence brutale
Lors de cette annonce, Portes était accompagné de la famille Seddaoui, dont le fils Zakariyya a récemment accusé des policiers de l'avoir étranglé avec brutalité lors d’une interpellation. « J'ai été étranglé devant ma famille, c'est inacceptable », a-t-il déclaré, ajoutant que cette violence aurait pu lui coûter la vie, comme le souligne son père Djelalli.
Zakariyya a été hospitalisé et, bien qu'il ait été relâché sans aucune poursuite, son avocat, Me Pierre Brunisso, a déposé une plainte auprès de l’IGPN, après que le commissariat de Lille a refusé d’entendre son client. « Nous avons aussi saisi le Défenseur des droits pour signaler ces manquements », a ajouté l’avocat.
Cette situation soulève des questions sérieuses sur l’usage de la force par les forces de l’ordre dans le pays et met en lumière des cas répétés de violences policières, comme l'indiquent plusieurs rapports récents. La voix des victimes et de leurs familles semble de plus en plus difficile à ignorer, alors que ces incidents continuent d'attirer l'attention des médias, comme l’a noté la source de ce rapport.







