Thomas Portes appelle à une enquête sur les violences policières en France

Le député LFI appelle à clarifier les incidents de violences policières croissants.
Thomas Portes appelle à une enquête sur les violences policières en France
L'idée d'une commission d’enquête parlementaire sur les violences policières, portée par Thomas Portes, ici à Paris le 13 novembre 2024, a peu de chances d'aboutir. LP / Olivier Corsan

« Les décès lors d'interventions policières, y compris en dehors des tirs, explosent », a affirmé Thomas Portes, député LFI de Seine-Saint-Denis, qui a exprimé sa préoccupation face à l'augmentation des violences policières. Ce jeudi, il a annoncé sa demande de création d'une commission d'enquête parlementaire sur les « crimes policiers », suite à des allégations de brutalité enregistrées lors de l’arrestation d’un jeune homme de 23 ans au Pas-de-Calais en avril dernier.

Lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale, Portes a précisé : « J'ai déposé une demande de commission d’enquête parlementaire sur les crimes policiers, car il y a une véritable urgence. » Il a également critiqué le rôle de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), la fameuse « police des polices », soulignant le besoin d’un organisme d’enquête indépendant.

Malgré l'importance de cette initiative, la mise en place d'une telle commission semble compromise. Le groupe parlementaire insoumis a déjà utilisé son droit de tirage pour cette session. Portes a toutefois l'intention de rechercher un soutien transpartisan, espérant convaincre des députés d'autres formations, y compris ceux de La République En Marche et du MoDem.

Une violence brutale

Lors de cette annonce, Portes était accompagné de la famille Seddaoui, dont le fils Zakariyya a récemment accusé des policiers de l'avoir étranglé avec brutalité lors d’une interpellation. « J'ai été étranglé devant ma famille, c'est inacceptable », a-t-il déclaré, ajoutant que cette violence aurait pu lui coûter la vie, comme le souligne son père Djelalli.

Zakariyya a été hospitalisé et, bien qu'il ait été relâché sans aucune poursuite, son avocat, Me Pierre Brunisso, a déposé une plainte auprès de l’IGPN, après que le commissariat de Lille a refusé d’entendre son client. « Nous avons aussi saisi le Défenseur des droits pour signaler ces manquements », a ajouté l’avocat.

Cette situation soulève des questions sérieuses sur l’usage de la force par les forces de l’ordre dans le pays et met en lumière des cas répétés de violences policières, comme l'indiquent plusieurs rapports récents. La voix des victimes et de leurs familles semble de plus en plus difficile à ignorer, alors que ces incidents continuent d'attirer l'attention des médias, comme l’a noté la source de ce rapport.

Lire aussi

Manon Aubry dénonce le Premier ministre sur la loi du 1er mai
Manon Aubry, eurodéputée, s'exprime sur la loi du 1er mai et critique le soutien du Premier ministre aux commerces ouverts, suscitant le débat public.
10h19
Olivier Faure enfariné à Amiens : un défilé de tension et de soutien
Olivier Faure, secrétaire national du PS, a été enfariné lors du défilé du 1er mai à Amiens. Réactions politiques en chaîne.
09h07
1er mai : les acteurs politiques se mobilisent pour l'élection à venir
Le 1er mai a été l'occasion pour les candidats à la présidentielle de faire entendre leurs voix dans la rue. Retour sur les temps forts.
1 mai
À Langon, le Rassemblement national en guerre contre la culture
Découvrez comment le Rassemblement national de Langon conteste la subvention pour le centre culturel des Carmes et les implications politiques de cette décision.
1 mai
Mobilisation à Montmorillon : mémoire du travail et luttes contemporaines pour la fête du travail
Découvrez comment la fête du travail à Montmorillon a rassemblé syndicats et collectifs pour défendre les droits des travailleurs, tout en rendant hommage aux luttes historiques.
1 mai
Budget en crise à Aix-Marseille : le choc des responsabilités
La métropole Aix-Marseille-Provence annule le vote de son budget 2026, accusant l'État de ses difficultés financières. Un maître-mot : responsabilités.
1 mai