Face à l'escalade continue des prix des carburants, le gouvernement français prévoit d'adapter ses dispositifs de soutien économique. Sébastien Lecornu, le ministre en charge, a annoncé que des changements majeurs seront dévoilés « en début de semaine prochaine ».
Lors d'une intervention à l’Assemblée nationale, il a exprimé : « Nous sommes dans une période où il est nécessaire de réévaluer notre stratégie. Nous allons changer d’échelle pour mieux soutenir notre économie. » Il a également fait réponse à une question posée par Marc Fesneau, dirigeant du groupe MoDem.
M. Lecornu a souligné que la situation économique actuelle est « particulièrement délétère » en raison de l'instabilité au Moyen-Orient, ajoutant qu’un retour à une violence intense était à craindre.
Pour accompagner les secteurs les plus touchés, le gouvernement a promis de faire un point tous les dix jours sur les excédents fiscaux générés par la hausse des carburants, estimés à 190 millions d'euros au cours de mars et avril. Ces fonds financeront les aides.
En ce qui concerne les professionnels du secteur, Lecornu a noté qu'il serait approprié d'entamer un débat sur la redistribution des richesses au sein de TotalEnergies, tout en se gardant de sombrer dans une critique excessive.
François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, a évoqué la nécessité de taxer temporairement les superprofits des groupes énergétiques, une demande récurrente émise par quelques partis politiques. De plus, il a exprimé sa confiance dans la capacité de la France à éviter une récession jusqu'en 2028, malgré une croissance stagnante au premier trimestre et une inflation augmentée de 1,1 % à 2,5 % entre février et avril.
Le gouvernement a déjà mis sur la table 380 millions d'euros d’aides, comprenant une indemnité de 50 euros destinée à trois millions de « travailleurs modestes grands rouleurs », avec une plateforme de demande prévue pour le 27 mai.
Le soutien a également été élargi aux pêcheurs, aux agriculteurs et à d'autres secteurs comme le bâtiment, ainsi que les taxis et VTC.
« Pour maintenir la croissance et protéger le pouvoir d'achat, nous devons agir de manière responsable et ne pas réduire les taxes de manière illusoire, alors que des hausses d'impôts pourraient suivre », a insisté Lecornu.







