Le chef du gouvernement, Sébastien Lecornu, a exprimé son désarroi sur le rapport du député Charles Alloncle, soulignant qu'il « passe à côté de l'essentiel ». Lors d'une déclaration sur le réseau social X, il qualifie cette publication d'« occasion manquée » et appelle à des réformes nécessaires pour l'audiovisuel public, tout en refusant le démantèlement.
Ce rapport, rendu public le 5 mai, propose 69 recommandations visant un resserrement budgétaire pour France Télévisions, fruit de six mois de travaux d'une commission d'enquête parlementaire. Lecornu a précisé qu'un travail sur la gestion financière de l’audiovisuel public est déjà en cours depuis l'automne, tout en affirmant qu'une vision d'avenir est essentielle.
Une réflexion nécessaire sur l’avenir de l'audiovisuel
Selon Lecornu, il est impératif de s'interroger sur le rôle de l'audiovisuel public face aux plateformes mondiales, à la multiplication des sources d'information et à la désinformation croissante. « Des réformes seront inévitables », a-t-il déclaré, ajoutant que ces réformes doivent s'inscrire dans une vision claire.
« Il ne s'agit ni de démanteler ni de rester figés », a-t-il insisté, dénonçant la polarisation excessive entre refus de réforme et privatisation généralisée, alors que le rapport n'envisage pas une telle option.
Réactions vives des parties prenantes
Le rapport a suscité un tollé au sein de la gauche et des députés modérés, qui l'accusent d'affaiblir le service public. Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, a qualifié le rapport d'« à charge » et rempli d'insinuations trompeuses. Sa position est soutenue par plusieurs personnalités du paysage médiatique, qui soulignent l'importance d'un audiovisuel public fort pour contrer la concentration médiatique. (source)
En parallèle, Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a promis de lancer une privatisation de l’audiovisuel public s’il parvient au pouvoir, ajoutant ainsi une dimension politique supplémentaire aux débats autour de ce rapport.







