Lors d'une réunion tenue ce lundi, le bureau exécutif de Renaissance s'est engagé sur la question de la candidature pour l'élection présidentielle, avec Gabriel Attal en tête de liste. Le conseil national, qui statuera le 12 mai, pourrait entériner cette décision historique.
Selon des sources proches des discussions, le parti, sous l’influence de l’ancien Premier ministre, semble privilégier la nomination directe de Gabriel Attal. Un rapport présenté par Jean-Marc Borello et Bariza Khiari, deux figures emblématiques du mouvement, met en avant un rejet clair des primaires jugées divisives. En conséquence, la voie semble ouverte pour une désignation sans grande contestation.
Lors de la réunion, la majorité des membres du bureau exécutif s'est prononcée en faveur de cette approche, avec 60 voix pour sur 63, un consensus qui souligne l'omniprésence d'Attal au sein du parti. Trois abstentions, dont celle de la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, et de deux autres députés, marquent cependant une certaine dissension quant à ce processus.
Les critiques ne manquent pas au sein du parti, où certains cargos évoquent un système devenu trop prévisible, ce qui susciterait l'inquiétude de voir Renaissance dériver vers des méthodes jugées moins démocratiques. "Attal a recommandé la majorité des membres du conseil national," critique une participante, faisant écho à une similitude avec d'autres partis. Un député a toutefois défendu cette approche, arguant que c'est conforme aux pratiques d'un parti sous la Ve République.
Le conseil national, dirigé par Élisabeth Borne, devrait clarifier sa position le 12 mai, et quelle que soit l'issue, Gabriel Attal pourrait bien se présenter lors d’un grand meeting prévu le 30 mai à Paris, avec l'appui officiel de son parti. Ce mouvement constitue un enjeu stratégique pour Renaissance, qui cherche à solidifier son identité et sa position sur l'échiquier politique français.







