La grève se poursuit ce mardi dans les cliniques Saint-Pierre de Perpignan et Médipôle de Cabestany, avec des revendications de plus en plus pressantes des employés. Selon Charlotte Bailly, déléguée CGT de la clinique Saint-Pierre, les récentes propositions de la direction sont jugées « totalement inappropriées » et n'ont pas réussi à apaiser les tensions.
Lors d'une réunion ce lundi, la direction a suggéré une prime exceptionnelle de 200 euros pour compenser l'absence de la prime annuelle, habituellement entre 800 et 1000 euros, ainsi qu'une augmentation de la prime de fin d'année à 130 euros. En réponse, Charlotte Bailly a déclaré : « Nous demandons 800 euros de prime immédiate et 1500 euros de prime annuelle », lors d'un entretien avec ICI Roussillon.
Malgré l'absence d'avancées concrètes, cette rencontre a eu un effet inattendu sur les grévistes, leur redonnant du courage face à une situation qu'ils estiment indigne. « Douze jours de grève, c'est énorme sur nos salaires. Les employés prennent conscience que nous ne sommes pas du tout considérés pour ce qu'on fait », a ajouté Bailly.
Pour soutenir leur mouvement, des cagnottes et des collectes se multiplient, permettant aux salariés de s'accrocher financièrement durant cette période difficile. Cette mobilisation témoigne d'une volonté collective face à des conditions de travail jugées inacceptables et une revendication de reconnaissance de leur travail par la direction.
Alors que la crise de la santé se poursuit, le soutien du public à cette initiative est crucial. Les cliniques de Perpignan se trouvent à un tournant décisif, où le dialogue social est plus que jamais nécessaire. Selon un expert en droit du travail, la solidarité entre travailleurs et citoyens est essentielle pour faire entendre leur voix. Des discussions futures devront prendre en compte l'investissement et le sacrifice des professionnels de la santé afin d'instaurer une relation équitable et respectueuse.







