Lundi, la Bourse de Paris a enregistré une baisse marquée, réagissant à des nouvelles contradictoires concernant le Moyen-Orient, notamment la situation tendue autour du détroit d'Ormuz, un point névralgique du conflit. Le CAC 40 a clôturé à 7.976,12 points, enregistrant une dégringolade de 1,71%, soit une perte de 138,72 points, après un léger gain la semaine dernière.
Les analystes de Natixis soulignent que les investisseurs font face à une incertitude persistante, notamment sur la durée du conflit et la réouverture du détroit d’Ormuz, qui reste bloqué depuis le début des hostilités. Cette zone est vitale, car elle représente un corridor clé pour le transport maritime de pétrole et de gaz.
Depuis l’opération israélo-américaine du 28 février, l’Iran contrôle le détroit d'Ormuz, à travers lequel transite près d’un cinquième de la production mondiale de combustibles. En réponse, Washington a imposé un blocus sur les ports iraniens, augmentant ainsi la tension dans la région.
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont nié les récentes affirmations du Centcom, le commandement américain, selon lesquelles des navires marchands américains auraient traversé ce passage crucial. En parallèle, un rapport de l’agence de presse Fars a allégué qu’une frégate américaine avait été ciblée par des missiles iraniens, ce que l’armée américaine a immédiatement démenti.
Selon Andreas Lipkow, analyste chez CMC Markets, le flux d’informations contradictoires dresse un tableau nébuleux de la situation. César Perez Ruiz, responsable des investissements chez Pictet Wealth Management, a mis en avant que, malgré un cessez-le-feu, le détroit reste soumis à des tensions: "On se trouve dans une position d’impasse : ni guerre, ni paix, et ni pétrole."
Malgré cette atmosphère tendue, le secteur de l'intelligence artificielle (IA) a réussi à tirer son épingle du jeu. Les résultats encourageants d'entreprises telles qu’Apple, Google, Microsoft et Samsung ont ravivé l’intérêt pour ce secteur, selon l'expert en investissement Grégoire Kounowski de Norman K.
Il a précisé que, bien que l’Europe soit clairement en retard par rapport aux États-Unis et à l'Asie concernant l'IA, les entreprises orientées vers cette technologie ont vu leurs actions bondir. À la Bourse de Paris, Soitec a enregistré une hausse spectaculaire de 20,91% à 153,50 euros, tandis que STMicroelectronics et Capgemini ont également gagné respectivement 2,15% et 3,01%.







