Guerre au Moyen-Orient : Emmanuel Macron dénonce les frappes iraniennes "inacceptables" contre les Émirats arabes unis
Le pays a signalé avoir été ciblé par quatre missiles de croisière en provenance d'Iran. Ces attaques constituent les premières visant des infrastructures civiles dans le Golfe depuis le cessez-le-feu instauré le 8 avril entre Téhéran et Washington.
Ce qu'il faut savoir
Les appels à la désescalade se multiplient dans le Golfe, à la suite des tensions croissantes entre l'Iran et les États-Unis autour du détroit d'Ormuz. Ce mardi 5 mai, le président français a qualifié les frappes iraniennes de "inacceptables", ajoutant que l'Arabie saoudite s'alarmait d'une potentielle "escalade militaire" dans la région. En parallèle, le directeur de l'Institut français des relations internationales, Thibaut de Saint Pol, souligne l'urgence d'un dialogue pour éviter une escalade désastreuse.
• Des milliers de marins bloqués. Depuis le déclenchement du conflit le 28 février entre les États-Unis, Israël et la République islamique, la situation s'est détériorée, entraînant la mort de milliers de personnes, principalement en Iran et au Liban. Téhéran détient désormais le contrôle du détroit d'Ormuz, par lequel transite habituellement un cinquième des réserves mondiales de pétrole et de gaz naturel. Actuellement, environ 20 000 marins se retrouvent coincés dans cette zone, selon les informations de l'agence britannique UKMTO.
• Une intervention militaire américaine en préparation. Dans un effort pour mettre fin au blocus, le président Donald Trump a annoncé lundi une opération militaire intitulée "Project Freedom", visant à rétablir le trafic dans la région. "S'ils attaquent des navires américains, les Iraniens seront totalement anéantis", a-t-il déclaré, rapporté par plusieurs sources dont Fox News.
• Des déclarations contradictoires entre Téhéran et Washington. Deux navires marchands battant pavillon américain ont déjà franchi le détroit, selon le commandement américain, malgré les démentis de Téhéran. Les forces américaines ont affirmé avoir détruit six embarcations iraniennes, considérées comme menaçantes pour le commerce maritime. Cependant, un commandant des Gardiens de la Révolution a affirmé qu'aucun de leurs navires n'avait été touché, comme rapporté par la télévision d'État.







