Selon Gérard Larcher, "On légifère très mal en général après le 14 juillet", a-t-il exprimé lors d'une interview sur TF1, insistant sur le fait que les travaux parlementaires devraient s'achever avant cette date malgré la multitude de projets à traiter.
Le gouvernement a, quant à lui, une vision différente. Confronté à une accumulation de textes, comprenant la loi de programmation militaire et des mesures d'urgence pour l'agriculture, il souhaite organiser une session extraordinaire qui pourrait se prolonger jusqu'au 21 juillet. Cette démarche vise à s'assurer que l'ensemble des propositions en attente soit discuté.
Interrogé sur la nécessité d'une session extraordinaire, Larcher n'est pas opposé à cette option, mais il insiste sur la nécessité de la limiter dans le temps. Il évoque également les élections sénatoriales programmées pour le 27 septembre, qui revêtent une grande importance pour le renouvellement du Sénat. Un scrutin où la majorité des sièges sera renouvelée par le biais des "grands électeurs", comprenant notamment des conseillers municipaux.
Pour Larcher, l'élection sénatoriale est un moment démocratique essentiel. "Une campagne sénatoriale se déroule dans la proximité avec les élus. Avec les récentes élections municipales, 95 % de notre corps électoral provient des conseils municipaux", souligne-t-il. Et d'illustrer cette proximité par des exemples concrets où un candidat doit rencontrer des centaines de communes. L'enjeu de ces élections est particulièrement crucial pour les partis de droite et du centre, car le Rassemblement National a gagné en influence dans certaines régions, visant à constituer un groupe au Sénat avec au moins dix élus, rappelant Le Parisien.







