Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann se retrouvent dans une course presque égale, selon un sondage réalisé par l'institut Opinionway pour Le Journal du Dimanche. Dans ce scrutin préélectoral, le Rassemblement national reste largement en tête, suivi d'Édouard Philippe, qui semble s'imposer comme le principal représentant du bloc central.
Les deux candidats, issus de La France insoumise pour Mélenchon et de Place publique pour Glucksmann, enregistrent chacun 13% des intentions de vote. Ils se situent ainsi juste derrière le candidat du RN, qui récolte 33%, et d'Édouard Philippe, qui obtient 19%, si ce dernier était le candidat unique du centre. Dans une autre configuration où Gabriel Attal est également en lice, les résultats avancent Glucksmann à 14% et Mélenchon à 13%, affichant une forte compétitivité.
Dans un troisième scénario testé, où Édouard Philippe représente le bloc central sans la participation de Fabien Roussel ou Marine Tondelier, Mélenchon et Glucksmann atteignent 16%, tandis que le RN conserve l’avantage avec 34% des suffrages.
Ce sondage intervient à seulement trois semaines de la décision de la Cour d'appel de Paris sur l'affaire des assistants parlementaires européens du RN. Opinionway a décidé d'explorer le scénario d'un candidat du RN, prenant en compte tant Marine Le Pen que Jordan Bardella.
Réalisé le 10 et 11 juin, ce sondage a utilisé un échantillon de 901 personnes inscrites sur les listes électorales, représentatif d'une population de 1.001 Français de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. La marge d'erreur estimée se situe entre 1,4 et 3,3 points, ce qui laisse une certaine incertitude quant aux résultats finaux.
Alors que l’échéance électorale approche, les experts s'interrogent sur les répercussions de ces résultats. Selon Marie-Pierre Viala, politologue à Sciences Po, "la dynamique actuelle pourrait favoriser une mobilisation accrue des électeurs, en particulier des jeunes, face à un RN qui s'affiche comme le champion de la contestation." Cela témoigne d’un climat électoral où les forces progressistes devront redoubler d’efforts pour capter les voix face à la montée de l’extrême droite.







