Invité sur le plateau des "4 Vérités", David Amiel, ministre des Comptes publics, a déclaré le 16 juin que le ralentissement dans la réduction des prix des carburants est "inacceptable". Cette déclaration survient en réponse à l'accord de paix récemment annoncé par Donald Trump, impactant directement les coûts gérés par les distributeurs. Amiel a insisté sur l'importance de réagir rapidement, en indiquant : "Les prix à la pompe ne doivent pas conserver une dynamique plus lente que celle de leur montée".
La réunion prévue avec les responsables du secteur de la distribution a pour objectif d'assurer une baisse rapide des prix. Amiel a exprimé sa frustration face à la situation : "Tous les acteurs doivent comprendre qu'attendre plusieurs semaines pour constater une baisse est inacceptable". Des avis partagés, comme celui de Michel-Édouard Leclerc, indiquent que la diminution pourrait prendre plus de temps.
Amiel a souligné l’impact potentiel de cette crise géopolitique sur l'économie française : "Nous devons être lucides. La réouverture du détroit d'Ormuz pourrait certes atténuer la crise, mais ses effets collatéraux sont déjà ressentis dans nos comptes publics. De nouvelles mesures d'économies seront inévitables." En parallèle, 100 euros seront versés cette semaine aux automobilistes considérés comme "gros rouleurs", une mesure de soutien face à la crise énergétique actuelle.
Le ministre a évoqué la nécessité d'une préparation rigoureuse pour le budget de 2027, annonçant que les économies à réaliser seront bien plus conséquentes que prévu initialement. Les préoccupations sont partagées par d'autres membres du gouvernement, notamment Sébastien Lecornu, qui a récemment mis en garde contre des demandes gouvernementales jugées "irréalistes" concernant les dépenses publiques.
Alors que le gouvernement s'efforce de maintenir le déficit public sous contrôle, la nécessité de réduire les dépenses et de rationaliser l'utilisation des fonds publics apparaît plus que jamais comme une priorité. David Amiel a conclu en affirmant qu'il est impératif que chaque secteur contribue à cet effort collectif pour assurer la pérennité de la sécurité sociale et des finances publiques, tout en répondant aux besoins croissants des citoyens.







