Le 10 janvier, le Premier ministre Sébastien Lecornu a adressé une lettre aux syndicats agricoles pour faire le point sur la situation actuelle des producteurs face à divers défis. Ce courrier, qui s'étend sur six pages, évoque notamment la problématique de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) et les préoccupations concernant la concurrence déloyale au sein de l’Union Européenne.
Dans cette lettre, Lecornu a assuré qu'« aucun foyer d'épizootie n’a été rapporté en France ces derniers jours », ajoutant que même si la situation demeure fragile, elle permet de planifier l'avenir. Ce constat est salué par de nombreux experts du domaine, qui estiment qu'une vaccination généralisée pourrait permettre une gestion plus efficace des crises sanitaires à venir.
La question de l’abattage systématique en cas de détection de maladies est également discutée. « Une fois que le cheptel sera vacciné et que l’immunité collective sera établie, notre objectif est de réagir de manière plus graduée en cas de maladie », a précisé le Premier ministre.
En ce qui concerne le traité de libre-échange avec le Mercosur, Lecornu a affirmé que la France « n'hésitera pas à dire non » si les conditions ne sont pas favorables à la protection des producteurs hexagonaux. Cela rappelle la position de l'Union Française des Agriculteurs, qui souligne la nécessité d'une défense stricte des intérêts locaux face à une concurrence internationale jugée trop agressive.
Enfin, cet engagement a été salué par de nombreux acteurs du secteur, qui espèrent que ces initiatives accéléreront la mise en œuvre de mesures pérennes pour soutenir l’agriculture française. Cette lettre, qui annonce une réunion prévue pour début février, semble être un pas vers un dialogue renouvelé entre le gouvernement et le monde agricole. Comme l'indique l'interview de Jean-Baptiste Moreau, député et agriculteur, « la communication est essentielle, mais les actions doivent suivre».







