Le samedi 10 janvier, la commission des finances de l'Assemblée nationale a rejeté le volet "dépenses" du projet de loi de finances, annonçant un débat tumultueux à venir.
Ce nouvel incident souligne encore une fois les tensions politiques au sein de l’Assemblée. Selon Le Monde, le rejet a été largement soutenu par des formations telles que le Rassemblement national, la France insoumise et Les Républicains. Certains groupes comme le Parti socialiste, le MoDem et Renaissance ont, quant à eux, choisi de s’abstenir, tandis que d’autres, incluant des représentants des outre-mer, étaient absents pendant le vote.
Ce rejet n’a pas de conséquence directe mais souligne une lacune persistante d’une majorité claire au sein de l'hémicycle. Philippe Juvin, rapporteur général de la commission, a proposé une réduction générale des dépenses, mais a essuyé des critiques de la gauche qui souhaite voir priorisées l'éducation et l'écologie. "Pour l'instant, aucune solution n'émerge du débat", a noté Éric Coquerel, député insoumis et président de la commission.
Alors que le gouvernement espère faire voter le budget avant la fin janvier pour respecter son objectif de réduction du déficit, l’incertitude persiste. Les députés avaient déjà exprimé leur désaccord sur le volet des recettes, et l'abstention du PS cette fois démontre leur volonté de se positionner stratégiquement, selon Laurent Baumel, député socialiste, qui a déclaré : "Nous préférons observer l'évolution du débat avant de prendre une position définitive".
La situation actuelle illustre non seulement des divergences politiques profondes, mais également une anxiété croissante quant à l’avenir budgétaire de la France. Les discussions sont désormais portées à l’échelle nationale, avec une attention particulière des analystes économiques qui craignent des répercussions sur la stabilité financière du pays.







