Une semaine après son arrestation par les autorités américaines, Nicolas Maduro, ancien président du Venezuela, a déclaré qu'il se portait bien depuis sa détention à New York. Dans une vidéo relayée par son parti, il a affirmé : « Nous allons bien. Nous sommes des combattants ». Cette déclaration a suscité des réactions variées au sein de la communauté internationale.
Le 3 janvier dernier, Maduro a été capturé et incarcéré au centre de détention de Brooklyn, où il est accusé de trafic de drogue avec sa femme, Cilia Flores, toutes deux s'étant déclarées non-coupables. Leur audience est prévue pour le 17 mars, tandis que la tension politique monte au Venezuela. Donald Trump a salué la libération d'une vingtaine de prisonniers politiques vénézuéliens, incitant à des négociations diplomatiques en cours.
Les sentiments enflés à Caracas
Ce samedi, des milliers de partisans de Maduro ont répondu à l'appel à manifester dans les rues de Caracas. Munis de pancartes accablantes proclamant « Nous voulons leur retour », ils ont scandé des slogans pour exprimer leur soutien au couple présidentiel. Yusleidys Arroyo, manifestante, a déclaré : « Ici, il y a un peuple qui se bat ».
Les rassemblements de soutien à Maduro se multiplient, tandis que le gouvernement intérimaire dirigé par Delcy Rodriguez négocie une réouverture des relations avec Washington, suite à l'opération militaire qui a conduit à l'arrestation de Maduro.
Des tensions palpables
Les États-Unis, par le biais de leur département d'État, ont lancé un avertissement à leurs ressortissants, leur conseillant de quitter le Venezuela immédiatement, évoquant une situation sécuritaire jugée instable. Le gouvernement vénézuélien a immédiatement réagi, qualifiant cette alerte de « récit inexistant ». En effet, Delcy Rodriguez, présidente par intérim, a déclaré : « Le Venezuela jouit d’un calme et d’une paix absolus ».
Ces tensions soulignent la complexité de la situation dans le pays, qui se retrouve au cœur d’un affrontement idéologique entre le socialisme à la vénézuélienne et les intérêts américains. Les prochaines semaines seront cruciales pour Maduro, dont le pouvoir pourrait être déterminé par cette bataille sur le front diplomatique.
Un avenir incertain
Alors que Maduro reste en détention à New York, les opinions divergent chez les analystes politiques. Certains estiment que sa capture pourrait marquer un tournant dans la politique vénézuélienne, tandis que d'autres réfléchissent à son potentiel retour au pouvoir en cas de soutien populaire suffisant. L’avenir immédiat du Venezuela semble donc suspendu à toute évolution de la situation judiciaire de Maduro et des dynamiques politiques internes.
Des organisations non gouvernementales rapportent déjà des craintes parmi les familles de prisonniers dont le sort reste incertain, appelant à la vigilance et à la solidarité entre les citoyens. La libération de ces prisonniers politiques continue d'être un point central dans les discussions entourant la crise actuelle.







