Des manifestations historiques secouent l'Iran depuis le 28 décembre, en réponse à une crise économique exacerbée par la hausse des prix et la dépréciation monétaire. Selon l'ONG Iran Human Rights, le nombre de manifestants tués a atteint un chiffre alarmant de 192, un bilan qui pourrait encore grimper alors que l'information reste sporadique. Ce mouvement, qui a démarré à Téhéran, s'est progressivement étendu à de nombreuses autres villes, démontrant la profondeur de la colère populaire contre le régime.
Le président américain Donald Trump a exprimé son soutien aux manifestants, offrant l'assistance de Washington pour ceux "aspirant à la liberté". Cependant, cette aide pourrait être perçue comme une menace par le gouvernement iranien, qui a averti qu'une riposte ciblant des installations militaires américaines serait envisagée en cas d'intervention étrangère.
La situation sur le terrain est décrite comme désastreuse, avec des hôpitaux déjà au bord de l'effondrement, face à un afflux de blessés, et des témoignages faisant état de tirs directement visant des manifestants. Selon une déclaration émanant de l'organisation Human Rights Activists News Agency (HRANA), 116 personnes sont mortes, y compris des forces de sécurité, ce qui souligne la violence disproportionnée des réactions du régime.
En parallèle, le ministre de l’Intérieur a mis en garde contre les dangers des manifestations qui souffriraient de l’anarchie, tout en affirmant que des arrestations majeures ont été effectuées contre les instigateurs des troubles. La désinformation et une coupure presque totale de l'accès à Internet compliquent encore la tâche des journalistes et des ONG qui tentent de rendre compte de l'évolution de la situation.
Dans ce contexte volatile, le fils en exil du chah d'Iran, Reza Pahlavi, a appelé le peuple à rester mobilisé dans un message diffusé sur les réseaux sociaux. “N'abandonnez pas les rues, mon cœur est avec vous”, a-t-il déclaré, un écho aux luttes historiques pour la liberté en Iran.
Les répercussions de ces manifestations ne touchent pas seulement la scène nationale. Israël a manifesté son soutien à la lutte des Iraniens pour leur liberté, plaidant auprès de l'Union européenne pour que les Gardiens de la Révolution soient désignés comme une organisation terroriste. Ce climat de colère populaire survient dans un contexte de tensions géopolitiques, mettant à l'épreuve la résilience du régime face à l'une de ses crises les plus graves depuis plusieurs années.







