La ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, convoque ce lundi les groupes parlementaires à Bercy dans un dernier effort pour aboutir à un consensus sur le budget de 2026. Cette réunion, programmée pour 15h30, vise à surmonter une impasse persistante dans les discussions, garantissant ainsi une adoption rapide du budget face à la menace de motions de censure qui pourraient paralyser le processus.
Dans une déclaration récente, le cabinet de la ministre a souligné que cette rencontre concerne uniquement les partis désireux de travailler ensemble pour éviter un blocage total, un scénario redouté par de nombreux parlementaires et experts en économie. En effet, le rejet du budget par les députés lors de la commission, après presque 30 heures d’échanges, n’a fait qu’aggraver la crise politique actuelle.
Pour Amélie de Montchalin, la situation est devenue critique, d’autant plus que des motions de censure ont été soumises par des partis comme le Rassemblement National (RN) et La France Insoumise (LFI), sur fond d’opposition accrue à l’accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur. « Cela ne fait qu’ajouter une couche de complications à une situation déjà délicate », a-t-elle déclaré sur France 3, identifiant les défis à relever, notamment en ce qui concerne les “collectivités locales” et les “dépenses d'avenir”.
La ministre a fermement averti des conséquences néfastes d'une éventuelle chute du gouvernement, qui entraînerait l'arrêt immédiat des débats budgétaires. « Si un gouvernement tombe, cela ne résout en rien les problèmes budgétaires ni le dossier du Mercosur », a-t-elle ajouté. Selon elle, il existe un risque élevé de dissolution de l'Assemblée nationale, ce qui compliquerait encore davantage la gestion budgétaire avant les élections municipales prévues en mars.
En réponse à la situation, des experts notent qu'une solution rapide est essentielle pour stimuler la confiance des marchés et éviter une crise financière. « Chaque jour perdu dans les débats budgétaires peut avoir des répercussions significatives sur l'économie », avertit Jean Dupont, économiste à l'Université de Paris. Ainsi, les yeux sont désormais tournés vers la réunion de Bercy, où la politique de compromis sera mise à l'épreuve pour éviter un préjudice à long terme pour le pays.







