La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a pris la décision de saisir la justice suite à la divulgation sur BreachForums d'informations concernant 127 élus et membres du personnel parlementaire. Bien que la majorité de ces données proviennent de sources accessibles au public, la portée de leur diffusion est jugée « d’une extrême gravité ».
L'alerte a été donnée par Braun-Pivet elle-même, qui a partagé sur X le courrier adressé à la Procureure de la République. En outre, elle a fait un signalement auprès de Pharos, la plateforme dédiée à la dénonciation de contenus illicites.
Dans sa lettre, la présidente explique avoir constaté la diffusion sur les réseaux sociaux de données sensibles telles que des adresses, numéros de téléphone et emails de nombreux députés et de membres du personnel de l’Assemblée. Une enquête interne a conclu que ces informations n'émanent pas d'une cyber-attaque ciblant les bases de données de l'Assemblée nationale.
« Compilation publique »
Ce nouvel incident a suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux. D'après plusieurs publications, des données personnelles de 127 députés auraient ainsi été mises en ligne sur BreachForums, un site célèbre pour la revente d'informations volées. Benoît Grunenwald, expert en cybersécurité chez ESET, a récemment averti dans nos colonnes que de nombreuses arnaques circulent sur cette plateforme.
Parmi les députés concernés figurent des figures telles que François Ruffin et Olivier Faure. Toutefois, le chiffre de 127 inclut également des membres du personnel, comme l'a précisé Yaël Braun-Pivet.
Le média parlementaire Projet Arcadie a analysé la situation, affirmant que ce prétendu « leak » relève plus de la compilation de données disponibles publiquement que d’un piratage élaboré. En effet, les informations divulguées, y compris adresses e-mails et informations postales, proviendraient essentiellement de ressources ouvertes telles que le site de l’Assemblée ou des répertoires des permanences parlementaires.
François Piquemal, député LFI, a confirmé que certaines adresses mentionnées correspondent à des permanences antérieures et non à ses coordonnées actuelles. Les autres données proviendraient de fuites antérieures, notamment celles de SFR et d'autres entreprises, comme l’a rapporté Le Parisien, signalant une recherche basée sur des sources ouvertes.







