"Gilles, à l’école, le portail ne s’ouvre plus, il faut faire quelque chose, c’est urgent !"
9 h, à Sauteyrargues, village héraultais de 454 âmes, Gilles Berger, 54 ans, conducteur de TGV le jour, endosse son rôle de maire. Lorsque Monique Roucayrol, son bras droit, l’appelle à l’école pour résoudre un problème avec le portail, il n'hésite pas. Située juste en face de la mairie, l’école flambant neuve attend son attention. C’est le jour de l’école en extérieur, et l’ambiance est conviviale.
Le plus gros chantier de la commune
Le portail a gonflé suite à la pluie; un remplacement s’impose. "J’appellerai Davy qui s’occupe déjà des clôtures, ça ira vite !" L’école, avec ses 1,8 M€, est un projet crucial pour cette commune. Elle représente le plus grand chantier jamais entrepris ici. "C’est Elyette, mon prédécesseur, qui a lancé l’initiative en 2019," souligne Gilles, qui en tire des lauriers aujourd'hui.
Élu au conseil municipal depuis 2008, Gilles a pris la suite d’Elyette Charpentier en 2020 et a insufflé sa créativité dans le projet. L’école est idéalement située près de la mairie, et à proximité du city stade, lui aussi nouveau, coûtant 60 000 €. "Cela permet d’animer le village. Viens cet après-midi à la sortie de l’école; tu verras les enfants s’y retrouver pour jouer !"
Les activités pour la jeunesse et l’animation sont au cœur des priorités de Gilles. Parlant de cet engagement, il reçoit son premier rendez-vous.
9 h 30, Gilles rencontre Jean-Claude Puig pour discuter du festival AleyRock, un événement à trois concerts qui attire un public grandissant. Gilles, président de l’association qui le gère, voit ce festival se développer d’année en année. "On est passé de zéro à une belle affluence," dit-il avec fierté.
Le festival AleyRock : Un rendez-vous croissant
La troisième édition de ce festival, prévu le samedi 29 août, mettra en lumière des artistes tels que Loons et Yarol Poupaud, ancien directeur musical de Johnny Hallyday. "Je ne te cache pas que la première année, voir le public arriver m’a ému," confie Gilles.
Le temps passe vite, et Monique entre pour recueillir sa signature sur des documents administratifs, preuve de la confiance qui règne entre eux.
L'humain avant tout
10 h 30, Gilles rencontre un habitant en difficulté. "Ça ne va pas. Il fait 5° dehors, –5° chez moi... je n’en peux plus," explique son interlocuteur. Gilles, empathique, s’efforce d’apporter des solutions tout en restant dans le cadre légal.
12 h 45, moment du repas; au restaurant local, Gilles échange chaleureusement avec de nombreux habitants. Entre poignées de mains et discussions, il continue de tisser des liens.
14 h 30, rendez-vous à la chapelle Notre-Dame d’Aleyrac, un trésor patrimonial de la commune. "Elle a 1200 ans d’histoire," rappelle le président de l’association chargée de sa restauration. Gilles fixe les priorités pour les divers travaux à venir.
Le jour avance et, à 18 h 30, il sera en réunion avec les maires de la communauté de communes.
Un engagement total
Gilles exprime sa passion pour sa fonction : "Pourquoi je fais tout ça ? Parce que je me régale. J’ai des projets tout le temps. Mon équipe laisse 20 % de nos indemnités pour le budget communal." Chaque mois, il perçoit 721 € pour une implication de 20 à 25 heures hebdomadaires.
Il se représente pour un second mandat, conscient qu’il laissera sa place un jour. "J’ai grandi à La Paillade, mais je me sens ici chez moi," conclut-il. Son implication dans la politique locale, inspirée par sa famille, a trouvé écho dans ce village qui lui est cher.







