Le député insoumis et candidat à la mairie de Marseille, Sébastien Delogu, a été entendu par la gendarmerie ce dimanche 8 février. Cette audition, qui s'est déroulée à Aix-en-Provence, fait suite à des allégations révélées par Le Canard enchaîné, selon lesquelles il aurait eu des échanges avec un individu impliqué dans le trafic de drogue.
Après sa convocation, son avocat, Yonès Taguelmint, a fermement démenti tout lien entre son client et les activités criminelles. "Il n'y a aucun lien de quelque manière que ce soit entre Sébastien Delogu et le trafic de stupéfiants," a-t-il affirmé, ajoutant qu'il avait produit des "justificatifs, factures d'achats" prouvant que le député était en contact avec un livreur dans le cadre de la livraison de "meubles".
Le député insoumis dénonce une "calomnie"
Cette situation a été aggravée par un contexte tendu, à quelques semaines des élections municipales prévues les 15 et 22 mars. Selon les informations du Canard enchaîné, une enquête ouverte en janvier à Aix-en-Provence a révélé un démantèlement de réseau de dealers. Deux hommes auraient été appréhendés et l'un d'eux aurait eu des interactions régulières avec Delogu concernant "la livraison de colis".
Sébastien Delogu a exprimé son intention de coopérer, affirmant qu'il souhaitait "se rendre à la gendarmerie pour y être entendu", dans le but de clarifier la situation et de mettre fin à ce qu’il qualifie de "calomnie". Plusieurs commentateurs politiques s'interrogent sur la portée de ces allegations, notamment à l'approche d'un scrutin crucial pour son avenir politique.
Par ailleurs, des experts comme Jean-Michel Blanquer, politologue à Sciences Po, soulignent que ce type de controverse à l'approche d'élections peut marquer profondément l'électorat. "Les accusations, même sans fondement, peuvent laisser des traces dans l'esprit des électeurs," avertit-il. Cette affaire semble donc peser dans la balance pour l'issue des élections municipales à Marseille.







