Le président du Medef, Patrick Martin, a exprimé de vives critiques envers le projet de budget 2026, pointant une hausse des prélèvements fiscaux qui, selon lui, risquent de peser lourdement sur les entreprises. En réponse, Maud Brégeon, porte-parole du gouvernement, a défendu la position du gouvernement sur France Info.
Patrick Martin se montre particulièrement inquiet des conséquences de ce budget, récemment validé, sur le monde entrepreneurial. En effet, il dénonce l’augmentation des impôts de production et la surtaxe sur l’impôt sur les sociétés, affirmant que ces mesures compromettent la compétitivité de la France à l’échelle mondiale. Comme rapporté par Le Parisien, il a déclaré : "Les prélèvements sociaux et fiscaux vont bien augmenter de quelques milliards alors que nos entreprises sont déjà parmi les plus taxées au monde."
Le président du Medef ne cesse de rappeler que près de 300 000 entreprises pourraient ressentir l'impact négatif de ces changements. Il prévient que cette situation pourrait miner la confiance des entrepreneurs envers l'État, alors que des promesses fondamentales sur la fiscalité n’ont pas été tenues.
En réponse à ses critiques, Maud Brégeon a assuré, lors d'une interview sur France Info, que "les impôts de production, incluant la CVAE, resteront stables" et qu'il n'y aura pas d'augmentation du coût du travail pour cette année. Elle a également précisé que "les prélèvements obligatoires restent inférieurs en France en 2026 par rapport à la période pré-Covid".
"Vos impôts n'augmenteront pas cette année"
Maud Brégeon s'est voulue rassurante en déclarant : "Je peux dire à tous les TPE, PME, ETI, commerçants et entrepreneurs : vos impôts n'augmenteront pas cette année." Cependant, elle admet qu’une contribution exceptionnelle sera requise de la part d’environ 300 grandes entreprises, une mesure prolongée par le gouvernement actuel. "Cette contribution, initiée précédemment, n'est pas une forme de matraquage fiscal", a-t-elle conclu.







