Dans une analyse approfondie de la gestion financière des communes flamandes, De Standaard révèle une tendance marquée vers la vente de bâtiments publics et la privatisation de certains services. Toutefois, ce mouvement pourrait ne pas s'aligner avec l'intérêt des citoyens, prévient le journal.

Parmi les biens mis en vente figurent une caserne de pompiers à Willebroek estimée à 1,85 million, une église à Schilde pour 2 millions, et un ancien hôtel de ville à Bruges dont le prix reste à déterminer. Des bâtiments tels qu'une académie de dessin, des anciennes casernes ou même des terrains agricoles sont également sur le marché.

Au total, les villes flamandes envisagent de céder près d’1,8 milliard de patrimoine dans les années à venir, tout en espérant récupérer 300 millions supplémentaires grâce à d'autres actifs, souligne De Standaard.

Qu'est-ce qu'il restera ?

Une autre dynamique qui émerge est celle de la sous-traitance de services, touchant notamment les écoles, crèches, maisons de repos et la gestion des espaces verts. C'est une approche perçue comme pragmatique, visant à équilibrer les finances communales, selon les élus. Au sein de cette dynamique, un conseiller chrétien-démocrate écrit : "Notre commune n'est pas experte dans la gestion de piscines, alors pourquoi ne pas confier cela à un acteur privé ?"

Une bourgmestre, quant à elle, exprime ses réserves. En tant que socialiste, elle préfère garder ces compétences au sein de la commune, reconnaissant néanmoins que la privatisation apparaît comme une option séduisante. Mais elle s'interroge : "Si nous continuons sur cette lancée, qu'est-ce qui restera de la commune ?"

Le juste équilibre

Le quotidien De Standaard rappelle les conséquences d'une délégation de secteurs critiques à des acteurs privés, citant le contrôle de vitesse comme un exemple où le profit a été privilégié au détriment de la sécurité routière. Cela soulève des questions sur l'équilibre à maintenir entre efficacité et service public.

Alors que certaines communes cherchent à imiter les entreprises, il est crucial de trouver un juste milieu : "Il faut assurer une gestion efficiente des ressources tout en maintenant un service public adéquat pour les citoyens".

Enfin, concernant les bâtiments, les activités qui peuvent ne pas être rentables restent néanmoins essentielles pour la vie communale, justifiant ainsi leur gestion par la commune.