Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a recentré les débats sur l'IA, posant un ultimatum sur l'utilisation de Claude par le Pentagone. La start-up californienne a jusqu'à vendredi 23h01 (heure de Paris) pour se conformer, sinon elle pourrait faire face à des sanctions significatives, comme l'a rapporté l'AFP.
Lors d'une réunion récente entre Hegseth et le CEO d'Anthropic, Dario Amodei, le ministère a demandé à ses fournisseurs d'IA de retirer les restrictions existantes sur l'utilisation de leurs technologies. Bien que d'autres sociétés aient accepté, Anthropic a exprimé des préoccupations, notamment concernant la surveillance de masse et l'utilisation potentielle de l'IA pour des opérations militaires offensives.
Une inquiétude grandissante concernant la surveillance de masse
En cas de refus de se plier à cette demande, Anthropic pourrait se voir inscrite sur la liste noire du Pentagone, une liste qui inclut actuellement des entreprises comme Huawei et Kaspersky, sur laquelle figurent des sociétés jugées à risque pour la sécurité nationale des États-Unis.
Le porte-parole d'Anthropic a pour sa part affirmé à l'AFP qu'ils visaient à maintenir une relation de bonne foi avec le gouvernement américain tout en protégeant leur mission d'éthique en matière d'IA. "Nous travaillons activement à garantir que notre technologie soit utilisée de manière responsable", a-t-il déclaré.
"Nous poursuivons nos discussions de bonne foi concernant l'utilisation de notre IA," a ajouté le représentant d'Anthropic.
Cette situation s'inscrit dans un contexte où le gouvernement cherche à intensifier ses collaborations avec des entreprises d'IA tout en demeurant vigilant quant aux implications éthiques et sécuritaires. Comme l'indique une analyse récente de BFM TV, cette pression met en lumière un dilemme constant entre innovation technologique et considérations éthiques.
Fondée en 2021 par d'anciens membres d'OpenAI, Anthropic a toujours mis en avant ses principes éthiques et a récemment publié une "constitution" qui définit les limites de l'usage de son IA afin d'éviter des dangers. Les experts en technologie continuent de débattre des conséquences potentielles d'une telle collaboration entre le gouvernement américain et les entreprises d'IA, un sujet qui suscite autant d'intérêt que d'inquiétude dans les milieux politiques et technologiques.







