Les envoyés d’Ukraine, de Russie et des États-Unis se prépareront à se retrouver ce jeudi à Genève pour discuter d'une trêve, alors que le conflit entre les deux pays entre dans sa cinquième année. Pavel Dourov, créateur de Telegram, a déclaré faire l’objet d'une enquête pour « complicité avec le terrorisme », malgré l'utilisation fréquente de son application par des officiels russes. Voici un retour sur les événements qui ont marqué la nuit du 24 au 25 février 2026.
Une nouvelle série de négociations, visant à établir un cessez-le-feu, se tiendra à Genève, selon les déclarations d'Steve Witkoff, l’envoyé spécial américain. Ce cycle de discussions fait suite à une précédente rencontre qui avait échoué à résoudre les questions de souveraineté et de cessation des hostilités.
Selon Interfax Ukraine, Witkoff sera accompagné de Jared Kushner et rencontrera également Rustem Umerov, le secrétaire du Conseil national de sécurité et de défense ukrainien. Dans une démarche proactive, Witkoff a déjà échangé avec Umerov pour obtenir l'aval du président Volodymyr Zelensky concernant cet entretien.
Ce dernier objectif consiste à relancer le dialogue entamé lors des discussions précédentes et à envisager des solutions pour parvenir à un accord de paix durable.
Le fondateur de Telegram visé par une enquête pour terrorisme en Russie
Pavel Dourov, le créateur de la plateforme de messagerie Telegram, a révélé qu’il était accusé par les autorités russes de « complicité avec le terrorisme », dans un contexte de limitations croissantes imposées aux applications de messagerie en Russie.
« La Russie a ouvert une procédure pénale contre moi pour + complicité avec le terrorisme + », a affirmé Dourov dans un message sur Telegram. Malgré les accusations, Telegram demeure l'un des services de messagerie les plus prisés en Russie, en parallèle avec WhatsApp, bien que ce dernier soit également soumis à des restrictions.
Dourov accuse les autorités russes de tenter de pousser les utilisateurs vers une application locale, MAX, qui ne propose pas de chiffrement des communications. « Chaque jour, les autorités inventent de nouveaux prétextes pour restreindre l’accès à Telegram, dans leur volonté de réprimer les droits à la vie privée et à la liberté d’expression », a-t-il déclaré.
À ce jour, les autorités russes n'ont pas encore confirmé l'ouverture de cette enquête, mais le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a fait savoir qu'il y avait « un grand nombre de violations » liés à Telegram, ce qui pourrait justifier des mesures contre la plateforme.
En parallèle, alors même que Telegram est sous pression, des responsables du Kremlin continuent d’utiliser le service pour leurs communications officielles.
Au-delà de ces tensions, la réduction des importations de pétrole russe et les répercussions des attaques ukrainiennes sur les infrastructures pétrolières alimentent le climat d'insécurité et de confrontation qui règne dans la région. Les développements futurs dépendront largement des résultats des discussions en cours à Genève.







