Le projet controversé de la RATP, visant à remplacer les agents présents dans six gares du RER B par des QR codes, a été suspendu de manière indéfinie. Selon le groupe communiste en Île-de-France, cette décision est le fruit d’une mobilisation collective contre la déshumanisation des services publics de transport.
La présidente du groupe communiste, Céline Malaisé, s'est réjouie de ce report : « À l’approche des élections municipales, cette suspension est une victoire significative que nous devons à notre mobilisation contre ce projet déshumanisant. Nous demandons désormais son abandon définitif. »
Ce projet, qui devait initialement commencer en janvier et a ensuite été reporté à février, concernait six gares : Parc de Sceaux, Sceaux, Le Guichet, Bures-sur-Yvette, Lozère et Courcelle-sur-Yvette. Dans le cadre de cette expérimentation, les usagers auraient pu contacter un agent en visioconférence via un QR code. Toutefois, la CGT RATP avait auparavant alerté sur les dangers d'une telle mesure, stipulant que « les exigences de rentabilité imposées par l’Île-de-France Mobilités poussent les opérateurs à réduire la présence humaine dans les gares ».
Ce n'est pas un cas isolé. Depuis 2021, le réseau transilien a connu la fermeture de 75 guichets intégralement et une réduction des horaires d’ouverture d’environ 130 autres, suscitant l'inquiétude parmi les usagers. Céline Malaisé a souligné que « la diminution des effectifs en gare compromet la sécurité et la gestion des situations délicates, laissant de nombreux usagers, notamment les plus vulnérables, sans aide ».
Cette situation met en lumière un enjeu crucial pour le transport public à Paris et en Île-de-France, qui doit jongler entre efficacité économique et besoin d'une présence humaine pour garantir la sécurité et l'assistance des usagers.







