Les agresseurs de Quentin Deranque se sont "déshonorés" en frappant le jeune militant nationaliste "d'une manière évidente" qui a conduit à sa mort, a déploré Jean-Luc Mélenchon, dans une déclaration faite mardi soir. Cette tragédie a mené à l'interpellation de plusieurs suspects, parmi lesquels se trouve un assistant parlementaire du député LFI, Raphaël Arnault.
"On se déshonore quand, même étant contre la peine de mort, on ne prend plus conscience de la portée de ses actes, faisant alors courir le risque de mort à autrui", a affirmé le leader de La France insoumise. Ce dernier a fait référence aux critiques visant sa formation politiciennelle en raison de ses associations avec la Jeune Garde antifasciste de Lyon.
"Dans la violence, qu'elle soit défensive ou offensive, tous les coups ne sont pas permis", a-t-il souligné lors d'une conférence à Paris, devant des militants.
Mélenchon a aussi insisté sur le fait que, quelle que soit l'origine des opinions politiques des parents de Quentin, rien ne peut justifier la perte d'un enfant. "Pour nous, la mort n'a rien à faire dans la dispute politique", a-t-il ajouté, alors que la pression sur son mouvement intensifie.
Appréhender la violence politique
"Ne soyons pas moteur de l'incitation à la justice par soi-même", a insisté Jean-Luc Mélenchon, qui a demandé à chacun de "faire l'effort du calme et du sang-froid". “Pas de surenchère!”, a-t-il déclaré, soulignant qu'il ne s'agit pas d'un simple fait divers, mais d'un seuil franchi qui doit provoquer une réflexion collective.
Au même moment, à l'annonce des interpellations, Jordan Bardella a accusé Mélenchon d'avoir "ouvert les portes de l'Assemblée nationale à des meurtriers présumés", illustrant ainsi la tension croissante entre les différents courants politiques en France.







