Neuf individus, y compris un assistant de parlementaire associé à La France Insoumise (LFI), ont été arrêtés mardi dans le contexte de l'enquête sur le décès du militant nationaliste Quentin Deranque, sévèrement agressé à Lyon jeudi dernier.
Raphaël Arnault, député LFI, a déclaré que son collaborateur, Jacques-Elie Favrot, avait suspendu toutes ses activités parlementaires. En plus de cela, il a entamé les démarches nécessaires pour mettre fin à son contrat avant même d'apprendre son interpellation, signalant à quel point la situation était préoccupante. "Il incombe désormais à l'enquête de déterminer les responsabilités", a-t-il tweeté.
Quentin Deranque, âgé de 23 ans, a été attaqué par un groupe masqué alors qu'il assurait la sécurité lors d'une conférence à Sciences Po Lyon. Il était présent pour protéger des militantes du collectif identitaire Némésis lorsque l'incident s'est produit. Le jeune homme est mort samedi en raison de blessures graves à la tête.
Selon le procureur de Lyon, Thierry Dran, les enquêteurs ont réussi à identifier une partie des suspects en examinant des témoignages, vidéos et communications. L’opération d’interpellation a été menée en plusieurs vagues mardi, avec cinq arrestations dans l’après-midi et quatre supplémentaires dans la soirée.
Le magistrat a évité de partager des informations détaillées sur les suspects, mais une source proche a indiqué à l'AFP que l’un des interpellés était un assistant parlementaire lié à Arnault, qui a cofondé le mouvement d'ultragauche La Jeune Garde. De plus, des arrestations ont également concerné des individus associés à cette mouvance, alimentant les tensions politiques autour de cette affaire.
Dans le sillage de ces événements, le président du Rassemblement National, Jordan Bardella, a accusé Jean-Luc Mélenchon, chef de LFI, d'avoir "ouvert les portes de l'Assemblée nationale à des meurtriers présumés", mettant ainsi en lumière les implications politiques de la violence manifeste. Très rapidement, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a exhorté LFI à "faire le ménage" en son sein, lançant une critique acerbe lors de sessions parlementaires tumultueuses.
Réagissant avec véhémence, Mélenchon a défendu son mouvement, soulignant que les agressions étaient insupportables et qu'il ne cautionnait aucune violence. Il a mentionné que les agresseurs avaient "déshonoré" leurs actes, reconnaissant la gravité de l’impact sur la vie de Deranque. La cheffe de groupe LFI, Mathilde Panot, a dénoncé ceux qui exploitent ce drame à des fins politiques.
Sébastien Lecornu a vigoureusement répondu aux attaques politiques, soulignant l'ignominie d'instrumentaliser une perte tragique. Pendant ce temps, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a insisté pour que LFI condamne le groupe La Jeune Garde, un mouvement antifasciste qui a récemment été au cœur de la controverse.
Déclarant qu'ils ne pourraient pas être tenus responsables, La Jeune Garde a suspendu ses activités en raison des récentes tensions et s'attend à une procédure de dissolution. Malgré des liens passés de soutien à ce groupe, LFI soutient qu'il n'y a aucun lien direct avec cette agression.
Le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a annoncé qu’aucune rencontre future dans les universités ne serait permise si des troubles étaient anticipés.







