Crues en France : la ministre de la Transition écologique appelle à un sursaut collectif

Monique Barbut, ministre, évoque les défis des crues et l'engagement de l'État.
Crues en France : la ministre de la Transition écologique appelle à un sursaut collectif

Lors de son intervention sur le plateau des "4V" le 20 février, Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, a reconnu des insuffisances dans les investissements publics pour faire face aux crues dévastatrices qui touchent l'Ouest de la France. "Nous avons été débordés", a-t-elle admis, tout en clarifiant que la situation ne découle pas de l'entretien défaillant des digues.

Les inondations persistantes, résultant de crues massives dans l'Ouest, continuent de transformer le paysage. Trois départements – Loire-Atlantique, Charente-Maritime et Maine-et-Loire – sont toujours en vigilance rouge. Les victimes des inondations pourraient faire face à de nouvelles pluies dans les jours à venir. Pour remédier à cette crise, le gouvernement prévoit d'accélérer l'indemnisation des sinistrés par les assureurs afin de réduire les délais d'attente.

Pour consulter l'interview complète, visionnez la vidéo.


Alexandre Peyrout : Les crues importantes touchent l'Ouest. Quelle évolution de la situation dans les heures à venir ?

Monique Barbut : La décrue sera lente, bien que nous espérions qu'elle se produise.

Il est vrai que cette décrue pourrait s'avérer difficile.

En effet, un délai prolongé est à prévoir. Après 37 jours de mobilisation des élus et des services de secours, la résignation des populations, bien qu'elles aient fait preuve d'une résilience admirable, pourrait engendrer des complications durant la période de décrue, surtout avec les prévisions de nouvelles pluies d'ici une semaine.

La vigilance reste donc de mise. Le Premier ministre a annoncé l'activation des mécanismes de catastrophe naturelle à partir de mardi. Quelle sera la réponse de l'État et quand les sinistrés seront-ils indemnisés ?

Nous avons eu une réunion interministérielle avec le Premier ministre pour évaluer les prochaines actions. Il y a trois étapes : l’immédiat avec le nettoyage, la préparation des indemnisations financières et l'activation de la déclaration de catastrophe naturelle.

En ce qui concerne l’éventuelle défaillance de l'État dans cette crise, certains élus évoquent un défaut d'entretien des digues.

Je n'irais pas jusqu'à parler uniquement de l'entretien. C'est une réalité que la charge de l'entretien incombe aux communes, mais ce n'est pas le simple manque d'entretien qui est en cause. De nombreuses digues ont été submergées.

Le problème semble donc plus complexe, notamment avec l'artificialisation des sols ?

Exactement. La question centrale ici réside dans nos investissements, qui n'ont pas été adaptés aux événements climatiques auxquels nous sommes confrontés. Un travail de fond est nécessaire, impliquant l'État et les collectivités locales, pour ne pas laisser ce coût uniquement aux collectivités.

Les phénomènes climatiques se reproduisent avec une fréquence alarmante. Cela signifie-t-il une inaction de la part de votre gouvernement, comme le prétendent certains groupes environnementaux ?

Je ne pense pas que cela soit juste. Un système a été mis en place avec les collectivités, et tous les organismes d'État ont collaboré. Malgré l'ampleur des événements, nous avons réussi à limiter les impacts.

Pour conclure, le Salon de l'Agriculture commence demain à Paris. Comment résoudre le dilemme entre agriculture et écologie ?

Ce sujet a été souvent source de tensions. Les agriculteurs expriment leur colère face aux décisions environnementales.

Par exemple, la loi Duplomb II pourrait réintroduire un pesticide controversé. Quelle est votre position sur cette législation ?

Je m'oppose à cela. Je veux garantir à la fois la qualité de l'eau et les besoins des agriculteurs.

Avez-vous des prévisions concernant un remaniement ministériel dans les prochains jours ?

Pour l'instant, je n'ai reçu aucune indication. Si cela se produit, je serai encore là, car je pense que nous avons fait des avancées significatives.

Êtes-vous confiante dans votre rôle actuel ?

Oui, je le suis. Nos décisions, comme celles concernant les hydrocarbures en Guyane, montrent notre engagement à agir de manière responsable.

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