Une semaine après la tragique mort de Quentin Deranque, un jeune militant nationaliste, une marche en son honneur est planifiée pour ce samedi après-midi à Lyon. Le ministère de l’Intérieur a donné son feu vert à cette initiative, tout en mobilisant des forces de l’ordre pour garantir la sécurité de l’événement.
À l’origine de la marche ?
L’événement est organisé par Aliette Espieux, militante d’extrême droite et porte-parole de La Marche pour la Vie, un groupement catholique intégriste. Comme l’indique le quotidien régional Le Progrès, elle fut candidate sur la liste RN lors des municipales de 2020 et est mariée à Eliot Bertin, un leader néonazi. Cette proximité avec des mouvements radicaux suscite des inquiétudes chez de nombreux observateurs, notamment au sein de La France Insoumise (LFI).
Combien de participants attendus ?
Les organisateurs anticipent la présence de 2 000 à 3 000 personnes pour cet hommage. Cependant, la famille de Deranque a clairement exprimé sa volonté de ne pas assister à cette marche, préférant se distancier de l’organisation. Le cortège est prévu pour partir à 15h de la place Jean-Jaurès pour se rendre à l’endroit où le militant a perdu la vie, sur une distance de 1,4 km.
Des tensions et des inquiétudes de violences ?
Bien que les organisateurs décrivent la marche comme un moment de commémoration, le maire de Lyon, Grégory Doucet, exprime des préoccupations quant à d’éventuels débordements violents. Il plaide pour l’interdiction de l’événement, appelant cela la "seule décision responsable". Manuel Bompard, coordinateur de LFI, partage cette inquiétude et alerte sur la présence annoncée de plus de 1 000 militants néonazis, craignant ainsi une "démonstration fasciste" dans les rues de Lyon. L’Intérieur a aussi confirmé que des membres de l’ultragauche pourraient tenter de contrer la marche.
Pourquoi le ministre de l’Intérieur a-t-il autorisé la marche ?
Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, a clarifié sa position en déclarant sur RTL qu’il ne souhaitait pas interdire la marche, affirmant qu’il est "le garant de l’ordre public tout en protégeant la liberté d’expression". Un dispositif policier renforcé sera actif pour éviter tout trouble à l’ordre public, a-t-il ajouté.
Des élus se joint-ils à la marche ?
Le candidat RN à la mairie de Lyon a avoué son intention de participer, à l’inverse du président du RN, Jordan Bardella, qui a conseillé à ses membres de ne pas s’y rendre. Cette discordance au sein du parti souligne les risques politiques que ce rassemblement pourrait engendrer.







